Suivi Portefeuille Boursier : Reporting Avril 2019

Cet article concerne le suivi de mon portefeuille boursier. Le portefeuille se base sur un ensemble d’actions de qualité. Elles possèdent également un solide historique de versement de dividendes croissants.

L’objectif principal du portefeuille est de construire un flux régulier de cash-flow avec les dividendes croissants perçus chaque année. Cela me permettra à long terme d’atteindre l’indépendance financière en couvrant mes dépenses avec ces revenus passifs. Le second objectif est de réaliser une performance supérieure à celle du CAC40 sur le long terme.

Voici le reporting du mois d’Avril 2019.

 

Actions détenues et bilan   

Ce mois-ci, des réflexions (beaucoup de réflexions …), des nouveautés et des changements ont bouleversé le portefeuille.

La stratégie demeure intacte puisqu’elle est efficace et a fait ses preuves sur le long terme. Le portefeuille est donc toujours orienté sur des valeurs de qualité aux dividendes croissants.

Cependant, mes dernières recherches ainsi que des réflexions personnelles m’ont fait modifier certaines valeurs (entrées et sorties) sur PEA et CTO pour des raisons différentes que je vais expliquer ici.

 

La croissance

Tout d’abord la croissance avant tout. En réfléchissant aux performances long terme des actions en portefeuille, il est indéniable de voir que celles qui ont le mieux performé sont les actions avec la plus belle croissance à long terme.

Que cela soit l’année dernière dans les marchés chahutés, dans la reprise de ce début d’année, ou sur une période plus longue de 10 ans, le bilan est indéniable.

Je pense que des actions comme Total, Axa ou Sanofi sont par exemple de très bons choix lorsqu’il s’agit de vivre de ses rentes dans un futur proche (phase de consommation). Leur volatilité n’empêche pas trop de dormir et leur solidité n’est plus à démontrer.

Cependant, il faut bien avouer que ce ne sont pas les valeurs qui ont le plus de chance de nous rendre riche et de surperformer sur le long terme. Je trouve donc dommage en phase de capitalisation (ce qui est mon cas) de perdre une partie des retours à long terme uniquement pour la « sécurité ».

Quelques pourcents de croissance sur plusieurs décennies peuvent avoir un impact conséquent sur l’appréciation du capital à long terme. Etant jeune, je préfère tenter de dynamiser cette croissance. Plus mon âge avancera, et plus je devrai me diriger vers des actions plus tranquilles. Mais j’ai encore le temps.

 

La fiscalité

Ensuite, abordons un point de vue fiscal sur le CTO. Les valeurs à rendement élevé (comme par exemple les REITs, ou IBM, Altria etc…) ne sont pas du tout optimales fiscalement parlant en phase de création de capital. A nouveau, je répète bien que je parle de la phase de capitalisation et non de consommation.

En effet, sans même aborder la performance de ces titres à long terme, les pertes dues à la fiscalité des dividendes sont importantes.

Prenons l’exemple d’un rendement à 5% du dividende pour illustrer la chose.

En phase de capitalisation, tous les dividendes reçus sont réinvestis sur de nouveaux titres versant des dividendes pour créer encore plus de dividendes et profiter de l’effet boule de neige.

Cependant, lors d’un versement à 5%, je paye 30% de taxes (flat tax) chaque année soit 0,3×5%=1,5%.

Ainsi, c’est comme si je jetais 1,5% de performance par an à la poubelle (alors que certains se battent pour avoir rien que cette performance sur un fond euro !).

Ce delta de performance est énorme sur une longue période de temps.

Lorsque l’on souhaite vivre de ses dividendes, ce n’est pas un problème de payer des impôts sur les revenus perçus. Ça arriverait de tout manière si l’on choisissait de travailler.

Mais dans la phase de création de valeur, c’est différent. Imaginons que je perçoive l’équivalent de 20 000€ brut par an en dividende mais que je choisisse de continuer à capitaliser (par exemple si mon objectif de rente est supérieur ou que je n’ai pas encore le besoin de l’utiliser).

Ce sont bien 0,3×20 000= 6000€ chaque année qui disparaîtront en fumée sans que je puisse les réinvestir et profiter des intérêts composés.

Évidemment, toutes ces remarques ne sont valables que pour le CTO et non pour le PEA.

 

La solution à la fiscalité du CTO :

Je vois donc 3 solutions possibles pour amoindrir au maximum ce problème de fiscalité :

-> ne plus investir sur le CTO : hors de question !

-> n’utiliser que des ETF US capitalisant qui ne versent donc pas de dividendes et donc pas de taxe en phase de création de capital : pas beaucoup d’intérêt car on peut trouver ce genre d’ETF sur le PEA. De plus, ça élimine tout choix de valeurs dans le portefeuille.

-> investir sur des Dividend Aristocrats US versant des dividendes très faibles pour réduire au maximum le frottement fiscal. De plus, ces valeurs présentent généralement une forte croissance, ce que je recherche comme indiqué dans le premier point relevé dans ce bilan.

 

Conclusion :

Que cela soit sur CTO ou PEA, je vais donc privilégier les valeurs de qualité à forte croissance du dividende même si le rendement peut sembler anecdotique pour certaines à l’instant T.

Certaines valeurs peuvent être des aristocrates ou quasi aristocrates (jamais de baisse ou réduction mineure et occasionnelle du dividende) ou des entreprises en voie de l’être.

 

Nouveauté : Mid&Small Caps

Il est également à noter que pour dynamiser la performance long terme, je vais réintroduire une poche Mid&Small Caps sur PEA (toujours dans l’optique dividende stable ou croissant).

Certaines ne versent pas de dividende mais ont un énorme potentiel en terme de croissance à long terme.

Cependant, cette partie du portefeuille ne dépassera pas 10 à 15% maximum du portefeuille global.

Sans plus attendre, voici le listing des portefeuilles :

PEA

Les 23 actions détenues dans mon PEA au 1er Mai 2019 sont les suivantes :

Air liquide, ASML Holding, Essilor-Luxottica, Eurofins Scient, Hexagon, IMCD, Inditex, Ipsen, Legrand, L’Oréal, LVMH, Michelin, Orpéa, Pernod Ricard, Rubis, Seb, Sodexo, Téléperformance, Thalès, TKH Group, Umicore, Unilever, Vinci.

 

Suivi Portefeuille PEA Avril 2019

 

PEA Mid&Small

Les 15 actions Mid&Small détenues dans mon PEA au 1er Mai 2019 sont les suivantes :

Aubay, Basic-Fit, Chargeurs, Devoteam, Environnement SA, Esker, L.D.C, Lectra, Pharmagest Interactive, Robertet, Somfy, Stef, Solution 30, Thermador Groupe, Vetoquinol.

 

Suivi Portefeuille PEA PME Avril 2019

La valorisation totale du PEA est à ce jour de 34 472€.

 

CTO

Les 15 actions détenues dans mon CTO au 1er Mai 2019 sont les suivantes :

Alphabet, Amazon, AO Smith Corp, Blackrock, Boeing, Comcast, Factset Research, Fastenal, FedEx Corp, Hasbro, Lowe’s Companies, Stryker Corp, Texas Instruments, TJX Companies, Visa.

 

Suivi Portefeuille CTO Avril 2019

 

La valorisation totale du CTO est à ce jour de 9499€.

Remarque : les valeurs affichées plus haut sont toutes en euro, elles sont converties avec la parité euro/dollar du jour.

 

Dividendes :

Les dividendes perçus ce mois-ci sont ceux de LVMH, Total, Vinci, Altria, Comcast, Federal Realty, Fedex, Kimberly-Clark pour un total de 76,40€.

 

Ventes :

CTO :

General Mills : PV +37.7%

United Technologies : PV +25.6%

Kimberly-Clark : PV +25.3%

IBM : PV +24.5%

Altria : PV +14.3%

PepsiCo : PV +14.3%

Aqua America : PV +11.1%

Digital Realty : PV +7%

Simon Property : PV +6.2%

Johnson&Johnson : PV +5.9%

Federal Realty : PV +2.7%

Dominion Energy : MV -1.8%

National Health : MV -2.3%

Abbvie : MV -8.4%

 

 

PEA :

Schneider Electric : PV +26.8%

M6 : PV +20.3%

Axa : PV +11.8%

Sanofi : PV +11.2%

Danone : PV +11.1%

Total : PV +4.3%

Publicis : PV +0.3%

Nexity : MV -5.5%

Imerys : MV -17.2%

 

 

Achats PEA :

Nouvelles actions : Voir plus haut.

Renforcement : aucun.

 

Achat CTO :

Nouvelles actions : Voir plus haut.

Renforcement : aucun.

 

Revenus passifs et perspectives annuelles futures

Sur une base annuelle, les revenus théoriques que je devrais percevoir en 2019 sont de 736€. Cela correspondrait à un rendement/PRU= 1.86%.

De par le fait de choisir des entreprises de qualités à dividende croissant, ces revenus augmenteront chaque année quoi qu’il arrive.

 

Suivi dividendes Avril 2019

Remarque : les dividendes Américains et le suivi sont calculés en euro et sont net d’impôts (déduction de la flat tax à 30%). Dans le cas du PEA, ils ne tiennent pas compte des prélèvements sociaux car je ne compte pas retirer avant très longtemps !

Le rendement moyen du dividende global du portefeuille a beaucoup chuté de par le choix des nouvelles valeurs.

C’est clairement un parti pris. En effet, être focalisé sur les revenus reçus est positif et motivant.

Cependant, un biais psychologique a tendance à nous pousser à les maximiser et donc faire des choix de dividendes élevés plutôt que faibles.

En phase de capitalisation, le retour global est aussi très important. En théorie, les derniers changements effectués devraient me permettre d’optimiser la fiscalité ainsi que les retours sur investissement à long terme.

Voici pour terminer les nouvelles actions en Watchlist, que je souhaiterais acheter lorsque les valorisations me sembleront plus correctes.

Watchlist PEA :

Sartorius Stedim, Dassault Systèmes.

 

Watchlist PEA Mid&Small :

TFF, Interparfums, Voyageur du Monde.

 

Watchlist CTO :

Moody’s, Cisco, Microsoft, Apple, Roper Technologies, Starbucks, McCormick, Nike, Cintas, Disney, NextEra.

 

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2 commentaires

Bonjour Matthieu,

Je viens tous juste de lire votre bilan d’avril.

Effectivement il y a eu de la rotation et votre nouvelle approche est indéniablement portée sur la croissance.

Je partage votre analyse sur la pertinence de cette approche, en particulier vu votre age (26 ans si j’ai bien lu votre réponse au commentaire sur votre bilan patrimonial).

Une approche très axée sur la croissance génère pas ou peu de cash récurent ce qui peu devenir un handicap si votre capacité d’investissement se réduit.

De plus elle présente tout de même des risques importants qu’il me semble important de rappeler :

1 – Les valeurs de croissance sont en générale chères (PER supérieur à 20) voir très chères (PER de 30 voir 40 et plus).
2 – La diversifications sectorielle est plus difficile à mettre en place.
3 – La base de comparaison s’accroit d’année en année ce qui rend le maintien du niveau de croissance de plus en plus difficile.
4 – La moindre déception ou nuage à l’horizon se paie très cher (ex : Valéo – 60 % en 2018).
5 – Ces valeurs sont plus sensible au risque de bulle spéculative (surtout les technologiques).
6 – Attention certaines entreprises qui croissent uniquement par la dette (ex : Altice).

C’est pourquoi je trouve que vous avez condamné un peu vite certaines valeurs de rendement ou value. (Total, Axa, Sanofi, M6, Publicis Nexity, Danone) C’est vrai que la croissance du dividende et du cours de bourse sont moins rapide, voir stable mais le dividende est plus élevé : 3 % pour Danone – 4 % pour Sanofi et Publicis et supérieur à 5 % pour toutes les autres.

Pour les valeurs de rendement, la moindre volatilité du cours des actions, la pérennité du dividende et le niveau de rendement (entre 3 % et 5 %) permet de jouer à plein la carte des intérêts composés. (avec un taux de 4 % l’an c’est presque + 50 % en 10 ans et +120 % en 20 ans) avec un mécanisme d’investissement progressif en complément on met en route un véritable effet boule de neige qui augmente la performance sans oublié le cash plus important qui permet de saisir plus d’opportunités.

Pour les valeurs « value » ou décotées, la faible valorisation combinée à un dividende au rendement de 5 % à 7 % voir 8 % l’an réduit le risque. En effet le titre à déjà fortement baissé et avec 6 % par an on peut se permettre de perdre 18 % en 3 ans voir 30 % en 5 ans sur le cours de bourse sans engendré de perte (hors impôts et inflation). De plus tant que le dividende est maintenu le cours de l’action reste en général assez stable (Une coupe de ce dernier est naturellement le principal signal de vente avec le niveau d’endettement – ex : Néopost et Casino). En revanche (dixit le bon Warren B) si la reprise est au rendez vous, c’est le jackpot car le dividende et la valorisation repartent à la hausse en même temps ( Axa et M6 semblent en bonne voie et BNP se maintien plutôt bien).

Une diversification du type : 35 % croissance et/ou aristocrate – 50 % rendement et 15 % « value » permet un rendement moyen de départ d’environ 4 % qui progresse un peu chaque année et permet sur les valeurs de rendement la mise en place d’une stratégie d’intérêts composés et de la couplée avec des investissement progressif pour un effet boule de neige très efficace pour atteindre notre objectif de liberté financière.

Maintenant, j’ai 43 ans, mon horizon de placement est forcément plus cours que le votre et donc le besoin de rendement est lui plus fort.

Naturellement, comme c’est à chacun de définir le niveau de risque auquel il veut bien s’exposer, il ne s’agit pas là d’une critique de votre stratégie juste d’une alternative plus modérée et plus diversifiée.

Au plaisir de lire votre réponse ou votre prochaine publication.

Bien cordialement, Arnaud

Bonjour Arnaud,
Je vous remercie pour vos remarques. En effet, les entreprises de croissance sont généralement chères. Ainsi, certains investisseurs « value » se privent d’entreprises comme L’Oréal, Hermès, Dassault Systèmes etc… avec des PER qui frôlent les 40.
Pourtant, ce sont ces valeurs qui poussent le CAC40 à long terme et plus généralement les indices boursiers. Si l’on regarde par exemple les US et que l’on retire les GAFA, c’est la majeure partie de la hausse qui disparaît.

Certes en cas de réduction des prévisions les cours peuvent chuter fortement à court terme, mais avec des croissances annuelles à 10-20% les cours ne peuvent que monter à long terme. C’est la raison pour laquelle à mon âge je pense privilégier ce genre d’action.

Je vous invite également à lire mes récents articles sur le smart beta, car on voit bien à long terme que ce sont les valeurs type « growth » et « quality » qui surperforment et non plus les « value » depuis une vingtaine d’années (à moins d’être un stock picker hors du commun).

Cependant, plus l’âge évolue et plus les risques pris doivent être mesurés. A votre âge, je pense que mes choix se retourneraient en effet sur la répartition que vous citez.

N’hésitez pas à me faire un retour.
Cordialement,
Matthieu.

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