Suivi Portefeuille Boursier : Reporting Mars 2019

Cet article concerne le suivi de mon portefeuille boursier. Le portefeuille se base sur un ensemble d’actions de qualité. Elles possèdent également un solide historique de versement de dividendes croissants.

L’objectif principal du portefeuille est de construire un flux régulier de cash-flow avec les dividendes croissants perçus chaque année. Cela me permettra à long terme d’atteindre l’indépendance financière en couvrant mes dépenses avec ces revenus passifs. Le second objectif est de réaliser une performance supérieure à celle du CAC40 sur le long terme.

Voici le reporting du mois de Mars 2019.

Actions détenues et bilan 

PEA

Les 26 actions détenues dans mon PEA au 1er Avril 2019 sont les suivantes :

Air liquide, Axa, Danone, Essilor-Luxottica, Eurofins Scient, Imerys, Inditex, Legrand, L’Oréal, LVMH, Métropole TV, Michelin, Nexity, Orpéa, Pernod Ricard, Publicis, Rubis, Sanofi, Schneider Electric, Seb, Sodexo, Téléperformance, Thalès, Total, Unilever, Vinci.

 

Suivi Portefeuille PEA Mars 2019

La valorisation totale du PEA est à ce jour de 33 300€.

 

CTO

Les 24 actions détenues dans mon CTO au 1er Avril 2019 sont les suivantes :

Abbvie, Alphabet, Altria, Amazon, Aqua America, AO Smith Corp, Blackrock, Comcast, Digital Realty, Dominion Energy, Factset Research, FedEx Corp, Federal Realty Investment Trust, General Mills, Hasbro, IBM, Johnson & Johnson, Kimberly-Clark, Lowe’s Companies, National Health Investors, PepsiCo, Simon Property, Texas Instruments, United Technologies Corp.

Suivi Portefeuille CTO Mars 2019

 

La valorisation totale du CTO est à ce jour de 9013€.

Remarque : les valeurs affichées plus haut sont toutes en euro, elles sont converties avec la parité euro/dollar du jour.

 

Dividendes :

Les dividendes perçus en Mars sont ceux de Unilever, Aqua America, Blackrock, Digital Realty, Factset, IBM, Johnson & Johnson, PepsiCo, United Technologies, Walgreens, Target soit un total de (29€).

Bilan 

Mon travail sur la réduction du nombre de lignes du portefeuille a continué ce mois-ci.

Je me suis débarrassé des dernières positions pour lesquelles j’avais des doutes à long terme. Je ne souhaite en effet conserver que des valeurs que j’apprécie et pour lesquelles je pourrais renforcer les yeux fermés en cas de forte baisse des marchés.

Le cash récupéré m’a permis de marquer une grande étape sur le PEA, à savoir de prendre les dernières positions afin de figer pour de bon les valeurs que je souhaitais détenir.

Ainsi, les 26 valeurs actuellement détenues sur le PEA constituent le portefeuille final Européen. Il ne restera donc plus qu’à effectuer des renforcements avec le temps. Evidemment, il n’est pas exclu sur le long terme que de nouvelles valeurs rentrent ou sortent en fonctions de certains critères (coupe de dividende, variation des fondamentaux…).

Pour le moment, la taille des dernières positions introduites est plus symbolique qu’autre chose. Cependant, ce n’est pas problématique du tout puisqu’avec la hausse erratique des marchés ces derniers mois, les valorisations ne sont plus du tout intéressantes.

Ventes :

  • Renault: Comme évoqué dans les mois précédents, je souhaite sortir du marché automobile qui est trop cyclique et non créateur de valeur à long terme. Michelin restera l’exception à la règle car ses activités sont diversifiées (guides touristiques et de restauration par exemple). De plus, le secteur du pneu est moins cyclique que le reste de l’automobile puisqu’il est amené à être régulièrement remplacé quelque soit le climat économique.
  • BNP : J’ai profité de la remontée du secteur bancaire pour prendre mes plus-values. Tout comme l’automobile, ce secteur est difficile à détenir dans une optique de buy & hold surtout dans un univers de taux bas.
  • Arkema: Je n’ai rien à reprocher à la valeur qui est de bonne qualité. Cependant, toujours dans une optique de réduction du nombre de lignes du portefeuille, je lui préfère Air Liquide et Imerys dans les secteurs matériaux/chimie.
  • Target Corp: J’ai choisi de prendre mes plus-values sur la valeur car je considère que le secteur de la distribution à long terme n’a plus beaucoup de relais de croissance.
  • Magellan: Après réception du premier dividende, je me suis rendu compte d’un problème concernant les MLPs. Leur fiscalité est très défavorable en France contrairement aux US. Aux Us, les dividendes des MLPs sont appelés « distribution » et ne sont pas du tout taxés. En France, ils sont taxés fortement (39% de prélèvement à la source Américain au lieu des 15% usuels). Il est quasiment impossible de récupérer cet argent à moins d’envoyer une lettre à l’administration fiscale Américaine pour en récupérer une partie. La démarche est tellement laborieuse qu’on peut oublier l’investissement en MLPs en France. C’est dommage…

 

Achats PEA :

Nouvelles actions : Thalès, Seb, Pernod Ricard, Teleperformance.

Renforcement : Essilor, Eurofins, Inditex.

Achat CTO :

Nouvelles actions : National Health Investors, Dominion Energy.

Renforcement : aucun.

 

 

Revenus passifs et perspectives annuelles futures

Sur une base annuelle, les revenus théoriques que je devrais percevoir en 2019 sont de 1222€. Cela correspondrait à un rendement/PRU= 3.04%.

De par le fait de choisir des entreprises de qualités à dividende croissant, ces revenus augmenteront chaque année quoi qu’il arrive.

Suivi dividendes Mars 2019

 

Remarque : les dividendes Américains et le suivi sont calculés en euro et sont net d’impôts (déduction de la flat tax à 30%). Dans le cas du PEA, ils ne tiennent pas compte des prélèvements sociaux car je ne compte pas retirer avant très longtemps !

Tout comme le mois dernier, je n’ai pas eu le cash suffisant pour faire des versements sur les portefeuilles. J’avais déjà expliqué que j’ai préféré mettre d’un coup un gros montant de cash en début d’année quand les marchés me semblaient très bas, quitte à mettre moins ou rien les mois suivants.

Cette décision m’a permis de faire de beaux profits et d’avoir des PRU très intéressants sur certaines valeurs. De plus, je dois avouer qu’après une remontée du marché de 15-20% en ligne droite sur 3 mois, je ne me sens pas pressé d’investir.

Ainsi même si j’avais du cash disponible, j’aurais longuement hésité quant à son utilisation.

Le montant du dividende annuel n’a donc pas évolué, il recule même légèrement. Cela s’explique par les récents arbitrages effectués. J’ai cédé des positions à rendements élevés (BNP ou Renault par exemple) contre des rendements plus faibles (Thalès, Eurofins…).

Comme expliqué dans l’article concernant le choix entre rendement élevé sans croissance ou faible rendement mais forte croissance, il est plus judicieux à long terme de se concentrer sur ce genre de positions.

Pour terminer, voici le listing complet des actions non détenues pour le moment mais qui sont dans mon viseur pour le « portefeuille établi ». Cela signifie que je souhaite les acheter lorsque leur valorisation sera plus raisonnable, lorsque j’aurai le cash nécessaire et bien sûr si les fondamentaux ne se dégradent pas d’ici là.

 

Watchlist USA :

Realty Income, Essex Property, Fastenal, 3M, Cisco, Microsoft, Starbucks, Nike, TJX, Moody’s, Apple.

 

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8 commentaires

Bonjour Matthieu,

Tout d’abord bravo et merci pour ton blog !

Je le consulte depuis plusieurs mois déjà et après avoir été tenté par faire des profits de cours terme en bourse (où j’ai surtout engendré des pertes), j’ai décidé de suivre ta démarche d’enrichissement par les revenus passifs qu’offrent les dividendes.

Je me limite à 15 lignes (PEA et CTO toutes françaises) pour le moment compte tenu du fait que mon investissement est de seulement 7500 euros actuellement sur la poche action.

J’ai sélectionné comme toi les titres suivants : Air Liquide, Axa, Total, Sanofi, Vinci, Rubis, Nexity et Danone

Je garde encore BNP car elle est vraiment décotée et le rendement de 7% permet de prendre le risque d’attendre de voir si les profits dans le secteur bancaire repartent dans les 3 à 5 ans, une réduction du dividende sera en revanche un signal de sortie.

J’ai en revanche fait des choix différents et je serai heureux de pouvoir échanger avec toi sur le sujet.

J’ai choisi l’action Bouygues pour le rendement de 6 %, le fait que le dividende soit stable ou en hausse depuis longtemps, d’une possible consolidation du marché des télécoms en france et enfin sa diversification dans différents secteurs la rend assez défensive sur le long terme. (Bouygues construction, bouygues immobilier, Colas, TF1, Bouygues Telecom, Alstom)

J’ai aussi choisi 2 petites capi :

Interparfums qui en plus du dividende croissant offre 1 action gratuite pour 10 détenues tous les ans depuis 20 ans ce qui réduit progressivement le PRU et accroit le rendement et l’effet boule de neige (mais l’action est cher actuellement PER de 40)

Kaufman et broad (promoteur immobilier) le rendement est de 7 % au cours actuel. La promotion immobilière est cyclique mais comme Nexity, Vinci et Bouygues elle est bien positionnée pour profiter du chantier du grand Paris (plus grand chantier d’europe pour les 10 prochaines années) de plus elle propose l’option de paiement du dividende en action qui de mon point de vu est en cohérence avec l’approche que nous avons choisi.

Enfin j’ai fait le choix de trois foncières en CTO : Altarea, Klepierre et Icade elles ont beaucoup baissées depuis 1 an et les récentes décisions de la banques centrale US de ne plus monter ses taux et de la BCE de maintenir les siens à zéro pour encore longtemps sont favorable au secteur des foncières et de l’immobilier en générale enfin avec nexity et kaufman et broad c’est un bon moyen de toucher le marché immobilier tout en gardant la liquidité que n’offre pas les scpi ou l’immobilier en direct.

Mon objectif est de monter à 20 titres maximum en 2019 avec en ligne de mire :

LVMH – L’Oreal – M6 – Orpéa et Sodexo en attente de liquidité complémentaire à investir et idéalement d’un prochain trop d’air.

Je regarde aussi :

Engie et Orange qui après une longue descente aux enfers et moult restructuration semblent vouloir revenir à la croissance des bénéfices et donc au maintien voir à la reprise de la hausse du dividende.

Pharmagest interactive petite capi de croissance aristocrate du dividende (édition de logiciel de gestion de pharmacie et de maison de retraite)

Enfin je suis tenter par APERAM et ABC arbitrage (même si c’est plus risqué et cyclique) comme génératrices de cash régulier : rendement de 6 % distribution trimestriels.

Tu as choisi Publicis et Essilor j’ai décidé de ne pas les sélectionnés car pour Publicis le secteur de la pub tout comme la distribution est trop disrupté par les géants du Web et pour Essilor j’ai peur que la fusion avec Luxotica qui démarre très mal pèse sur les résultats et les bénéfices sur le long terme car les synergies envisagées risque de ne pas se faire.

J’espère sincèrement que tu auras autant de plaisir à lire ce message que j’en ai à suivre ton blog. Bien entendu si l’envie et le temps te le permettent je serai ravi d’avoir ton retour sur ma sélection.

Bien cordialement, Arnaud

Bonjour Arnaud, je suis désolé pour cette réponse tardive mais c’est avec plaisir que je trouve à mon retour de congés votre message !

Je pense que votre sélection de départ d’actions à dividende est solide et je suis heureux que ce mode d’investissement semble vous plaire également. Je pense aussi qu’à moins d’avoir des informations d’initié ou d’être un pur spéculateur, l’approche plus value uniquement est très difficile à tenir surtout en marché baissier. En effet, nous n’avons aucune emprise sur le cours des actions qui peut chuter fortement sans aucune raison valable.

Concernant des actions comme Bouygues, BNP ou encore Orange et Engie, je dois admettre avoir certaines réserves. En effet, la croissance n’est pas vraiment au rendez vous depuis déjà plusieurs années. Je ne connais pas votre age, mais en phase de capitalisation il est plus intéressant de privilégier des actions à dividendes plus faibles mais davantage de croissance. J’ai d’ailleurs écris un article à ce propos.

Je trouve également que votre poche « industrielle » n’est pas assez représentée. Pourquoi ne pas introduire des valeurs comme Thalès, Safran ou Airbus par exemple ?
Ou encore Legrand, Schneider Electric ?

Concernant le secteur Utilities, je préfère personnellement Veolia à Engie.

Concernant vos choix futurs (LVMH, L’Oréal, Sodexo, Orpéa, Pharmagest et Interparfums), je ne peux que vous appuyer. Ce sont de très bonnes valeurs de croissance. Cependant, il faut faire extrêmement attention aux valorisations, notamment pour la poche Small. Ces valeurs sont selon moi sur-évaluées pour le moment. Je vous invite à étudier leur ratios de valorisations actuels qui explosent les moyennes historiques.

Pour terminer, concernant l’immobilier sur le CTO, j’avoue préférer largement les REITs Américaines. Je vous conseille fortement de les privilégier par rapport aux Françaises. En effet, la taxation sera exactement la même d’une part. D’autre part, cela vous permettra d’avoir quelques positions en $ ce qui aide à se diversifier. De plus, la fréquence de versement trimestrielle est un atout. Ces entreprises sont également beaucoup plus grosses et solides que les REITs Françaises. Si vous possédez par exemple Simon Property, il faut savoir qu’elle détient une part importante de Klépierre (il vaut donc mieux posséder SPG qui fait 2 en 1).

J’espère avoir répondu à toutes vos questions et surtout n’hésitez pas à me faire un retour. C’est avec grand plaisir que je vous répondrai à nouveau.

Cordialement,
Matthieu.

Bonjour Matthieu,

Tout d’abord je souhaite souligner que votre blog est une sorte de rareté sur la toile.
Entre formateurs du dimanche et joueurs de casino, cette population que je trouve à la limite de la malhonnêteté tend à occulter ce qui, pour ma part, est l’investissement.
Comme c’est mon premier post, je vais expliquer brièvement mon approche puis je vais rebondir sur votre post.
Cela fait 2 années que l’investissement boursier est devenu une évidence : un job stable qui me va, de l’immobilier et le cap de la trentaine approchant, il fallait maintenant voir long terme.
N’ayant aucun bagage en finance mais habitué aux chiffres j’ai eu l’intuition que les placements bancaires traditionnels ne sont pas une bonne affaire. J’ai eu une expérience rapidement avortée sur le forex pour finalement me recentrer sur une approche hybride 70%B&H et 30%Swing Trading sans utilisation de produits dérivés ni instruments à effet de levier.
Globalement, j’investie sur des tendances de fond moyen terme (1mois-1an) au niveau des grosses capitalisations et je compense les petites variations par du swing trading à court terme (1semaine).
N’étant pas très inscrit sur du long terme, je regarde peu l’analyse fondamentale pour me concentrer sur l’analyse technique principalement (Bandes de Bollinger, %B, Momentum et croisement de médianes).
Pour les tendances de fond du secteur, j’utilise les ETF sectoriels et pour une vision globale je ne lis que les rapports annuels émanant du Crédit Suisse, Commerzbank, JPmorgan etc ..
J’ai bien conscience que je perds sûrement plus en frais que pour une stratégie B&H pure mais j’ai une approche pessimiste du marché et préfère ajuster au cas par cas.

J’en viens à ma remarque :
Etant donné les niveaux valorisations actuels sur la quasi totalité des grands indices, les instabilités politiques, les signes de ralentissement de croissance (Je confirme via les précurseurs que sont les entreprises du secteur manufacturier, automobile et du fret) et de la politique américaine, je ne peux m’empêcher de penser qu’au tournant 2020 une bonne correction va survenir.
Si tel est le cas, ne vaudrait-il pas mieux se retirer temporairement afin de racheter ses positions à des niveaux acceptables plutôt que de maintenir le cap de l’investissement régulier et constant sur ses positions existantes ?

Cordialement, Julien

Bonjour Julien,

Je vous remercie pour votre soutien et pour votre commentaire très intéressant.
Je pense personnellement que la vision patrimoniale à long terme est très dure à tenir psychologiquement.

En effet, à chaque soubresaut du marché on transpire, on panique ou alors on est dans l’euphorie et notre instinct nous pousse à réagir sur le coup. Cela nous pousse à vendre trop tôt/tard par peur ou cupidité. Il n’est pas rare de voir des positions « long terme » se transformer en « court terme » lorsque l’on hésite où que tout ne se déroule pas comme prévu.

J’ai également souhaité commencer comme vous avec du swing trading, cependant cela posait plusieurs problèmes. Premièrement, quoi que l’on en pense cela prend beaucoup de temps car il faut suivre les cours tous les jours. Ensuite, même avec l’analyse technique, cela ne se passe rarement comme prévu. J’ai réussi à m’en sortir sans gain ni perte, mais j’ai vite compris que cela n’allait mener à rien à long terme. On a tous tendance à vouloir réaliser des « coups » mais il faut se rappeler que 99% des traders amateurs sont perdants à long terme. Est-on réellement plus intelligent que le marché et que les algorithmes de trading ?

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’investir dans les dividendes. Cela permet d’investir et non de spéculer. Les revenus sont bien réels alors qu’une plus-value latente peut s’effacer en un coup de vent. Je pense réellement que c’est la meilleure façon d’investir à long terme car elle permet de calmer son pire ennemi : soi-même.

Je n’ai rien contre l’investissement en ETF, au contraire puisque je la recommande pour toute personne ne souhaitant pas investir en actions individuelles. Cependant, serriez-vous capable de réinvestir votre argent en plein krach boursier sur un ETF ? Je sais que je n’y serais pas capable, c’est pour cela que je préfère détenir mes propres titres de qualité.

Concernant le marché, c’est difficile de répondre. Il ne faut pas oublier que le marché est sur des plus-hauts presque un tiers du temps. Il ne faut donc pas s’alarmer à chaque hausse. Cependant, j’admets que les valorisations sont élevées (surtout aux US). J’ai du mal à croire au market timing et je préfère personnellement investir chaque mois si possible. Cela s’appelle le dollar cost averaging et permet de lisser les points d’entrées afin de ne jamais investir toujours au plus haut. Comme le dit le dicton : « le meilleur moment pour investir était hier. Le second meilleur moment est aujourd’hui ». Je pense que sur un horizon 10,20,30 ans comme nous l’avons tout les deux, ce n’est pas quelques mois d’attente sur une position qui changeront grand chose.

Cordialement,
Matthieu.

Merci pour votre réponse, je me permets aussi de rebondir dessus.

Je suis entièrement d’accord sur le fait que plus on réduit l’horizon d’investissement, plus le facteur psychologique rentre en ligne de compte. C’est ce qu’il faut travailler en priorité et cela peut parfois ressembler à une sorte de sport professionnel.
Cependant cela représente un défi et j’ai un naturel à me méfier des statistiques. Que 90% des traders perdent en bourse ne me signifie pas grand chose car l’on compare un résultat final à partir de données disparates. En poussant jusqu’à l’absurde on peut affirmer que 100% des gens meurent donc il est inutile de chercher à vivre cependant nous avons tous notre manière d’appréhender la question. A l’instar de la vie, nous sommes dans le marché car nous travaillons dur (la plupart d’entre nous) pour ne serait-ce que vivre décemment. Donc puisque rare sont ceux qui sont « riche », il serait vain de chercher à le devenir puisque les statistiques nous sont défavorables. Il y a une grande différence avec les chances d’un pur jeu de grattage : ce jeu qu’est investissement, la vie, le travail recèle une grande diversité d’approches et d’issues. Tout ceci est à tel point diversifié que nul algorithme ou BigData n’arrive à prévoir ce qui se passe dans la tête des gens. On fait des modèles puis on calque ces modèles sur le monde réel en le simplifiant pour les rendre tangibles.
Certes, le swing trading revêt un risque, mais je l’estime justifié lorsqu’il est canalisé. Certes cela prend du temps et justement, se forger sur du court terme permet d’accepter plus facilement les pertes puisqu’elles sont nécessaires dans la prise en compte d’un money-management adéquat.
encore une fois il n’y a pas de martingales ni d’indicateur miracle et un algorithme n’est toujours pas capable de voir le monde comme un humain (fort heureusement).
Toutefois, je suis dans une position intermédiaire car je n’arrive pas à garder des positions sur le long terme, non pas que je réagis de manière émotive au bruit ambiant, mais plutôt que cela n’est pas « amusant ». Loin de moi l’idée d’être méprisant mais je considère que chaque chose doit être faite avec passion et abnégation, hors en me lançant, mon portefeuille n’était pas assez conséquent pour faire du long terme du fait que j’ai déjà immobilisé de grosses sommes sur de l’immobilier – long terme donc.
Ainsi, connaissant mes limites je fais une approche à rebours : je me rapproche tranquillement de l’horizon des événements au fur et à mesure de l’expérience pour en tirer un maximum de satisfaction.
L’erreur du débutant est de vouloir être riche. Il serait plus judicieux de rechercher à être accompli et cela demande du travail quoi qu’il en soit. Ainsi cela ne me dérange pas de bouffer mes classiques de finance et j’adore me rendre compte que plus j’avance moins j’ai l’impression d’en savoir mais qu’heureusement les bénéfices sont là pour se rappeler que sans rien faire ils n’auraient pas été là.
Je ne jette rien de votre expérience partagée, c’est pourquoi je prends aussi le temps de répondre, car elle me sera utile arrivé à un moment où il me sera nécessaire d’orienter durablement une partie de mes actifs afin de maîtriser le risque prit au fur et à mesure que je me rapprocherai de l’horizon des événements boursiers.
Je souhaite que ce blog perdure et qu’il grandisse et je regrette toujours un peu la popularité des vidéos Youtube du chat qui danse mais … après tout 90% des gens perdent … leur temps en choses futiles. Travaillons à rester épanouis dans le club des 10% 😀

Bonjour Julien,

C’est justement les débats, les discussions et les avis de chacun qui rendent le milieu de la finance si riche et si passionnant !
En effet, je vous l’accorde, une optique 100% buy&hold dans des titres à dividendes croissants n’est pas passionnante à suivre. On a l’impression de regarder l’herbe pousser lentement. Cependant, cette méthode a fait ses preuves et l’enrichissement n’est pas un chemin rapide comme on peut l’entendre sur certains sites malhonnêtes.

Après, il n’est pas exclu de se réserver une petite poche de « fun money ». Cela permet de se dissocier du portefeuille long terme (et donc de ne pas commettre d’erreurs graves) pour prendre plus de risque et apprendre. Ça évite également de trop s’ennuyer !
Je l’ai fait et je continue de le faire à petite dose. Cependant la régularité est assez difficile à atteindre. Il faut bien comprendre qu’à la moindre news, ou si les indicateurs économiques de la semaine ne sont pas bons, les marchés peuvent réagir fortement et renverser toutes les réflexions d’analyse technique qui étaient pourtant correcte au départ.

Plus l’horizon de placement est grand, plus ces risques seront lissés dans le temps.

N’hésitez pas à me donner votre point de vue sur d’autres articles et en effet, concentrons nous à rester dans le club des 10% ;).

Matthieu.

bonjour Matthieu,
merci pour ton blog vraiment très sympa!!
j’ai une petite question, comment fais tu pour le réinvestissement des dividendes?
imaginons un cas ou j’ai 1000 euro avec 4 valeurs A B C D
A donne du 10% de div
B et C donnent 5% de div
et D 0%

est ce que tu réinvestis 25 euros en A, 12.5 en b c et 0 en d ou bien 12.5 euros dans A B C et D?
merci

Bonjour Sebastien,

Je privilégie l’action qui a la meilleure valorisation possible au moment du réinvestissement des dividendes. Par exemple si l’action A m’intéresse mais que je la trouve trop chère actuellement, je vais plutôt réinvestir le dividende sur une autre. Si plusieurs de ces actions sont à des prix intéressants, il est tout à fait possible de répartir le dividende et réinvestissant plusieurs actions à la fois. On peut également regarder les fondamentaux des entreprises et vérifier avant le réinvestissement qu’ils sont toujours bons.

Cordialement,
Matthieu.

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