Suivi Portefeuille Boursier : Reporting Septembre 2019

Cet article concerne le suivi de mon portefeuille boursier. Le portefeuille se base sur un ensemble d’actions de qualité. Elles possèdent également un solide historique de versement de dividendes croissants.

L’objectif principal du portefeuille est de construire un flux régulier de cash-flow avec les dividendes croissants perçus chaque année. Cela me permettra à long terme d’atteindre l’indépendance financière en couvrant mes dépenses avec ces revenus passifs. Le second objectif est de réaliser une performance supérieure à celle du CAC40 sur le long terme.

Voici le reporting du mois de Septembre 2019.

Actions détenues et bilan   

J’ai décidé ce mois-ci de réinvestir une part de mon portefeuille en Dividend Aristocrats US. J’avais évoqué dans un reporting précédent (Avril 2019) que j’avais vendu une partie de ces Dividend Aristocrats à cause de la fiscalité des dividendes sur CTO. En effet, celle-ci est assez confiscatoire.

Mais après réflexion et plusieurs calculs, j’ai constaté que la grande partie des valeurs US qui m’intéressent arrivent à faire jeu-égal avec le S&P500 (même mieux pour certaines), et ceci sans prendre en compte les dividendes. Cela fait donc aussi bien qu’un ETF, et les dividendes sont le bonus (même si 30% de celui-ci est taxé).

J’avais également dit que j’allais me concentrer sur remplir le PEA en premier (150 000€), puis ensuite réinvestir en valeurs US sur le CTO. Mais je pense finalement que cela coutera tant à la performance qu’au montant des dividendes. Après tout, sur le CTO, je ne compte pas revendre mes actions (donc pas de taxes). Et puis 150 000€ de valeurs Européennes sans avoir de valeurs US, bonjour les dégâts…

Je repars donc sur la stratégie que j’avais initialement en début d’année, c’est-à-dire monter un portefeuille de Dividend Aristocrats avec 50% en Europe (PEA) et 50% aux US (CTO).

Je conserve toutefois pour le moment mon ETF S&P500 en PEA car celui-ci m’aide à avoir une proportion suffisante de valeurs US tant que le CTO est faiblement investi en montant. De plus, beaucoup de mes valeurs cibles en PEA sont très chères en ce moment (sur-valorisées comme par exemple Vinci, Danone, Air Liquide, Unilever, Diageo, LVMH, L’Oréal…). Donc au lieu de garder du cash ou d’investir à des prix stupides, je laisse l’argent sur l’ETF en tant que ‘réserve rémunérée’.

Ensuite, mon objectif de taille de portefeuille est de 50-60 valeurs (60 est vraiment un maximum, je préférerais 50). Je dois donc à nouveau faire des choix compliqués de valeurs.

Mon cheminement intellectuel pour le choix des valeurs a été le suivant :

 

  • Imaginons que le portefeuille boursier soit très gros (plusieurs centaines de milliers d’euros, ce qui est mon but pour l’indépendance financière), te sens tu capable de mettre plusieurs milliers voire une dizaine de milliers d’euros sur une small caps. Ma réponse est NON (je ne me sens pas serein de mettre par exemple 10 000€ même sur une belle small comme Pharmagest ou Thermador). De plus, on peut facilement imaginer qu’en cas de manque de croissance, une big cap puisse acheter une small cap car elle génère des gros montants de cash. L’inverse n’est pas vrai car si une small ne croît pas, elle a très peu de recours…

  • En cas d’énorme krach boursier, sur quelles valeurs tu n’aurais pas peur d’investir et tu serais même content de le faire en pleine crise. Ma réponse : des big caps, les leaders mondiaux dans leur domaine et que je croise partout lorsque j’ouvre les yeux.

  • Si deux entreprises t’intéressent mais exercent des activités relativement proches, que faire ? Ma réponse : je choisis en général celle avec la plus grosse capitalisation, ou celle présentant les plus belles perspectives avec un large moat. Par exemple : Nike, Adidas ou Puma -> Nike !

En résumé, mon portefeuille sélectionne donc uniquement des grosses capitalisations, des leaders mondiaux dans leur domaine et qui ont de belles perspectives. Ce sont toutes des entreprises solides, très diversifiées et qui résisteront à de nombreuses épreuves. Cela m’aidera à très bien dormir la nuit !

Sans plus tarder, voici le détail du portefeuille :

 

Portefeuille

PEA

Les 32 actions détenues dans mon PEA au 1er Octobre 2019 sont les suivantes :

Ahold Delhaize, Air liquide, Airbus, Allianz, ASML Holding, Axa, Coca-Cola European Partner, Danone, Deutsche Telekom, Diageo, Essilor-Luxottica, Inditex, Kering, Legrand, L’Oréal, LVMH, Michelin, Orpéa, Publicis, RELX, Reckitt Benckiser, Rubis, Sanofi, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Téléperformance, Thalès, Total, Unilever, Veolia Environnement, Vinci.

 

Suivi Portefeuille PEA Septembre 2019

 

CTO

Les 12 actions détenues dans mon CTO au 1er Octobre 2019 sont les suivantes :

Altria, Automatic Data Processing, Blackrock, Cisco Systems, Dominion Energy, Exxon Mobil, IBM, Johnson&Johnson, National Health Investors, Pfizer, Simon Property Group, 3M.

 

Suivi Portefeuille CTO Septembre 2019

 

La valorisation totale du Portefeuille est à ce jour de 55 340€.

Remarque : les valeurs US affichées plus haut sont toutes en euro, elles sont converties avec la parité euro/dollar du jour.

Voici également l’évolution du portefeuille depuis Janvier 2019 VS CAC40 NR et S&P500 :

 

Performance Portefeuille Septembre 2019

Dividendes :

Les dividendes perçus ce mois-ci sont ceux de Unilever pour un total de 3.49€ (la machine à cashflow va se remettre en marche avec le CTO pour avoir d’autres dividendes qu’en Mai avec les actions US).

 

Revenus passifs et perspectives annuelles futures

Sur une base annuelle, les revenus théoriques que je devrais percevoir en 2019 sont de 1572€. Cela correspondrait à un rendement/PRU= 2.85%.

De par le fait de choisir des entreprises de qualités à dividende croissant, ces revenus augmenteront chaque année quoi qu’il arrive.

 

Suivi dividendes Septembre 2019

 

Remarque : les dividendes Américains et le suivi sont calculés en euro et sont net d’impôts (déduction de la flat tax à 30%). Dans le cas du PEA, ils ne tiennent pas compte des prélèvements sociaux car je ne compte pas retirer avant très longtemps !

Pour terminer, voici ma watchlist d’actions Américaines (il n’y a pas de Watchlist Européenne car le portefeuille est complet en Europe).

Watchlist USA :

Medtronic, United Technologies, Boeing, Apple, Texas Instrument, Microsoft, Comcast, Procter&Gamble, Pepsico, Starbucks, McDonald’s, Home Depot, Verizon, NextEra, Realty Income, Essex Property.

 

 

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4 commentaires

bonjour matthieu,

je poste ma question sur ton blog car je pense que ça peut intéresser d autres lecteurs,
as tu fais des recherches sur les aristocrates du dividende au japon? si oui pour quelle raison n as tu pas retenu une ou deux belles valeurs à mettre dans ton cto?
amicalement
seb

Bonjour Sébastien,
J’ai en effet fait quelques recherches sur les entreprises Japonaises. Cependant, je n’en ai trouvé aucune pouvant réellement m’intéresser. Il y a très peu de grosses boites au Japon (Toyota, Bridgestone, Sony, Nintendo sont quelques exemples des seules grandes entreprises Japonaises). De plus, l’économie du Japon est assez morose et très tournée vers eux-même. A ma connaissance, il n’y a aucun Dividend Aristocrat au Japon (mais je me trompe peut-être).

Amicalement, Matthieu.

Car c’est d’actualité, que penses tu de la privatisation de la FDJ ?

Le CA et les bénéfices sont croissants, les dividendes sont présents depuis des années, la volonté est de distribuer 80% de dividendes pour une entreprise qui a un avantage concurrentiel. Ils annoncent une hausse du CA de 4 à 5% par an jusqu’en 2025.

En revanche, l’etat conserve 20% avec certains droits (nominations) et on ne connaît pas sa politique de taxation supplémentaire des bénéfices pour financer ses projets.

Y’a t’il une position à prendre même pour « seulement quelques années (3 à 5 ans) »

Malgré la faible capi qu’il devrait y avoir, ne peut on pas l’imaginer comme une aristocrate ?

Bonjour Arthur,
A titre personnel, je ne suis pas du tout intéressé par la FDJ. En voici les principales raisons :

– L’Etat en reste l’actionnaire majoritaire à 20%. Cela implique probablement une mauvaise gestion, notamment des dividendes bien trop élevés dans le temps (qui ne permettent pas de soutenir la croissance).

– Concernant la croissance du CA, j’avoue que je n’y crois pas du tout. Entre le dividende probablement trop élevé, le risque de concurrence progressive, le marché « franco-français », j’ai du mal à imaginer comment il peut y avoir de la croissance. Entre l’Etat actionnaire et le manque de croissance, c’est pour moi impossible que la FDJ devienne un aristocrate. Au mieux ça sera un peu comme M6. Au pire, comme EDF.

– La capitalisation est en effet assez faible, ce qui ne colle pas avec mon objectif d’entreprises multinationales, leader mondial dans son domaine.

– A ma connaissance, les comptes de résultats et les bilans sont encore indisponibles en ligne. J’aimerais faire une évaluation (notamment de l’endettement).

– Pour terminer, l’aspect éthique n’aide pas non plus. Je me bats sur ce blog pour enseigner au mieux possible la finance aux lecteurs. Cela implique les voies pour s’enrichir lentement mais surement en bâtissant des stratégies d’investissement solides dans le temps. Le business de la FDJ c’est tout l’inverse. En effet, elle joue sur la détresse des gens en faisant miroiter de l’argent rapide et facile. Les gens ne cherchent pas à épargner et à placer leur argent intelligemment, mais plutôt à avoir un coup de chance au loto. Et je parie que même s’ils gagnent, 95% de ceux-ci seront ruinés 10 ans après…

Evidemment, tout cela n’est que mon point de vue personnel et mon ressenti.
Cordialement,
Matthieu.

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