Portefeuille d’actions à dividendes croissants

Plusieurs discussions ont eu lieu (dans des commentaires sous les articles) avec des lecteurs concernant les différentes stratégies d’investissement possibles en phase de capitalisation (actions de croissance, actions à dividendes, ETF…).

Voici ici plus de détails concernant la stratégie d’investissement dans des entreprises à dividendes croissants, ainsi que les situations où cela prend vraiment son intérêt selon moi.

Une nouvelle partie arrivera bientôt sur le site en complément du Portefeuille International Rendement. Il s’agit justement d’un exemple de portefeuille d’actions à dividendes croissants.

Stratégie d’investissement dans les entreprises à dividende croissant

 

Je rappelle tout d’abord ma stratégie personnelle d’investissement. Ma cible à long terme est d’avoir à horizon ~15 ans un portefeuille boursier de plus de 1M€ qui puisse me rapporter chaque mois des revenus, en croissance d’une année sur l’autre, permettant si nécessaire de compenser mes dépenses. Pour y arriver, l’un des meilleurs moyens est selon moi d’investir dans des entreprises de qualité à dividende croissant.

 

Pour clarifier les choses directement, les actions évoquées ici ne sont pas des actions à haut rendement ou fort dividende, mais plutôt des actions qualitatives avec un rendement moyen mais en croissance régulière dans le temps. Il s’agit d’entreprises solides, leader dans leur domaine, et qui versent des dividendes en croissance depuis plusieurs décennies.

Le dividende sera ainsi plus pérenne à long terme. En contrepartie, le besoin de capital à déployer est nécessairement plus élevé, d’où la cible d’avoir un portefeuille d’au moins 1M€ si l’on souhaite par exemple avoir environ 2-3k€/mois après impôts sans prendre de risque sur le choix des entreprises.

 

Cela permet ainsi de cumuler plusieurs avantages :

 

  • Revenus en croissance chaque année et indépendants de l’évolution des marchés
  • Faible volatilité du portefeuille
  • Capital en croissance dans le temps malgré le retrait de dividendes

 

Pour plus de détails concernant la méthodologie de constitution d’un tel portefeuille, vous pouvez consulter cet article.

 

Pour savoir quel type d’entreprises à dividende sont intéressantes en fonction de votre âge (croissance, pilier, haut rendement), vous pouvez consulter cet article.

 

Cette stratégie est vraiment intéressante, et prend toute son ampleur au-delà d’une certaine somme investie. C’est uniquement à partir de ce stade que l’on ressent vraiment l’effet boule de neige, avec des revenus en hausse grâce : aux apports d’argent, aux augmentations de dividendes, et au réinvestissement des dividendes perçus.

Je dirais qu’il faut à minimum entre 500€ et 1000€ de dividendes mensuels pour vraiment prendre conscience de la force de ce type d’investissement.

portefeuille de Dividend Aristocrats en bourse

 

Évidemment et c’est tout le problème, je comprends que l’on perde ici une grande majorité des gens.

Il faut être honnête (et ne pas chercher à vendre du rêve comme on voit partout sur internet), investir dans les entreprises à dividendes croissants demande beaucoup de capital si on veut un revenu correct. Si vous avez 50k€, 100k€, ou même un peu plus à investir par exemple, cela risque de ne pas suffire (par exemple 100k€ à 3% donnera 250€ bruts par mois, et encore moins avec la fiscalité).

Alors certes on peut parler dans cet exemple de complément de revenus, mais ce n’est clairement pas ce qui nous permettra d’arrêter de travailler. Autrement dit, on se donne ici beaucoup de mal pour pas grand-chose.

 

Il est en effet compliqué d’analyser plusieurs dizaines d’entreprises, d’étudier leurs fondamentaux et de vérifier chaque année que tout reste ok, de gérer ce portefeuille pendant des années ou même des décennies, faire parfois des arbitrages, des choix etc… tout ça pour terminer avec 200€/mois alors que d’autres types de stratégies permettent d’arriver à un résultat assez similaire et plus facilement et passivement.

 

Pour la majorité des investisseurs, il y a d’autres manières plus efficaces et beaucoup plus simples. Je pense tout d’abord qu’il faut premièrement se concentrer sur le PEA avant le CTO. Celui-ci présente des avantages fiscaux intéressants, ainsi que la possibilité de s’exposer au marché US via les ETF.

Cela signifie que si vous n’envisagez pas investir plus de 150k€ en bourse, le PEA est clairement à privilégier. Vous pouvez investir par exemple chaque mois sur un ETF (comme un ETF World). Et lorsque vous aurez besoin de compléments de revenus, vous pouvez vendre chaque mois (ou lorsque nécessaire) quelques parts d’ETF, et vous ne payerez ainsi la fiscalité qu’en sortie au taux réduit du PEA (CSG uniquement).

On serait donc ici dans le cas de la fameuse Trinity Rule, appelée aussi règle des 4%. Elle consiste à retirer chaque année 4% de son portefeuille. On revend donc ici 4% de ses parts d’ETF. C’est la manière la plus simple selon moi d’avoir des compléments de revenus pour des petits portefeuilles.

Certains avec des gros portefeuilles choisissent même (une fois le PEA plein), d’appliquer aussi cette démarche sur CTO. Ils achètent des parts d’ETF en phase de capitalisation, qu’ils revendront ensuite chaque mois. C’est une méthode qui a l’avantage de fonctionner quelle que soit la taille de votre portefeuille et qui est très simple à appliquer (on a qu’une seule et unique grosse ligne d’ETF, World par exemple, et on revend chaque mois un certain nombre de parts). Si vous avez 1M€ en ETF, vous en revendez chaque mois pour 2-3-4k€ selon votre choix.

 

 

De mon côté, envisageant d’avoir plus de 1M€, je préfère l’approche dividende à revendre ses ETF chaque mois. C’est un choix, qui a des avantages et des inconvénients (je pense bien sur dans mon cas qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients, mais à nouveau cela dépend vraiment de votre situation personnelle).

Pour revenir à mon cas personnel et étant jeune (un peu moins de 30 ans), j’ai décidé de ne pas initier directement ce portefeuille à dividendes pour 2 principales raisons :

 

  • La fiscalité des dividendes sur CTO à 30% réduit la performance de long terme
  • Les actions à dividendes croissants sont moins volatiles que le marché mais ont sur le long terme une performance inférieure aux actions de croissance (en tout cas au moins sur la dernière décennie, ce qui n’inclut pas forcément les performances futures en cas de conditions financières moins accommodantes avec la remontée des taux)

 

J’ai donc décidé d’investir en privilégiant les actions de croissance et les ETF de manière à essayer de maximiser la performance de long terme (avec en contrepartie plus de volatilité, ce qui n’est pas toujours facile à accepter).

L’objectif final sera ensuite de vendre ces actions de croissance pour les remplacer par des actions à dividendes.

 

Mon portefeuille se décompose actuellement en 2 poches : le PEA et le CTO.

Voici maintenant ma vision et mes objectifs pour chacune de ces poches :

 

PEA : je ne crois clairement pas dans les entreprises Européennes, notamment dans leur capacité à verser des dividendes dans les périodes difficiles (entre la culture non capitaliste en Europe ainsi que l’impact des pressions politiques et sociales, c’est malheureusement peine perdue). Il faut également savoir que les dividendes sont généralement annuels, bien moins pratiques que les trimestriels aux US qui tombent au final tous les mois lorsqu’on a plusieurs entreprises en portefeuille

-> Mon PEA restera donc globalement inchangé dans le futur et aura vocation d’être ma principale poche capitalisante. Une sorte de réserve d’urgence qui aura pour objectif de ne jamais être touché, sauf cas d’extrême urgence. Il sera constitué comme actuellement d’un mélange d’ETF, et d’actions Européennes de croissance.

 

CTO : mon CTO contient actuellement (tout comme sur le PEA) des actions de croissance. Le but étant ici de capitaliser et de faire croître mon portefeuille. L’objectif étant à terme d’investir dans des entreprises à dividendes, il faudra donc à un moment revendre certaines de ces entreprises et commencer à acheter des entreprises à dividendes. On peut aussi imaginer les deux (ce que je compte faire) : garder une petite poche capitalisante avec des entreprises de croissance de grande qualité qui ne payent pas de dividendes pour le moment (comme Google, Amazon, Adobe, SalesForce…) et investir tous les prochains apports sur des entreprises à dividendes.

 

Se pose donc la question du quand commencer ces apports.

Comme évoqué tout à l’heure, le PEA est à privilégier en premier. Mon objectif pour le moment est donc de continuer de capitaliser, principalement sur le PEA, jusqu’à ce que celui-ci soit totalement plein (le CTO inchangé, à savoir composé d’entreprises de croissance).

Une fois le PEA plein, mes futurs apports devront nécessairement aller sur le CTO pour démarrer la poche d’entreprises à dividendes.

 

L’idée étant de ne pas commencer trop tard non plus, de manière à pouvoir introduire des entreprises à faible rendement mais avec de la croissance, pour lesquelles il faut facilement une décennie avant que le rendement devienne intéressant. Cela ne fonctionnerait pas sinon de les acheter au dernier moment car les rendements seraient trop faibles.

 

L’autre avantage de commencer tôt est un aspect fiscal. On payera certes pendant X années 30% de taxes sur les dividendes perçus (c’est dommage lorsqu’on n’en a pas besoin et qu’on les réinvestit) et cela réduit donc la performance. Néanmoins, on ne payera jamais d’impôts sur les plus-values (contrairement au fait d’avoir d’abord des entreprises de croissance puis les revendre pour des actions à dividendes), puisque l’objectif sera ici de conserver ces entreprises et d’en extraire les dividendes.

Le passage croissance -> rendement est neutre fiscalement sur PEA, mais absolument pas sur CTO : le jour où on revend en PV pour passer à des actions à dividendes, la note ficale sera salée.

 

J’ai fait les calculs dans ma situation, et il est fiscalement plus avantageux de payer quelques impôts sur dividendes chaque année plutôt qu’un gros impôt à la sortie. C’est la raison pour laquelle lorsque le PEA sera plein (cela devrait m’occuper encore quelques années), mes prochains investissements iront sur les entreprises à dividendes sur CTO.

 

Par ailleurs, les facteurs psychologiques prennent de plus en plus d’importance avec l’âge et le capital. Les entreprises de qualité à dividendes croissants sont connues pour avoir moins de volatilité. Le facteur sleep-well-at-night est pour moi primordial à partir d’un certain seuil d’investissement. On accepte beaucoup plus la volatilité lorsqu’on est jeune et sur un petit capital, que lorsqu’on est plus âgé et sur un gros patrimoine.

C’est ici que la théorie et la pratique s’opposent nettement.

 

 

Nouveaux articles sur le portefeuille à dividendes croissants 

 

Je vais en avance de phase donner plus de détail sur le portefeuille que je souhaite constituer à terme. Je précise qu’il sera bien différent du Portefeuille International Rendement. Ce dernier est focalisé sur des entreprises (Françaises et US) qui payent des dividendes élevés, et pas forcément croissants. Ce portefeuille est surtout adapté en phase de consommation quand on veut transformer un capital en rente (la plus élevée possible) et que l’on a besoin tout de suite des revenus. Néanmoins les dividendes et le capital progresseront peu après les retraits.

 

Ce nouveau portefeuille à dividendes croissants que je propose sera donc différent. Il contiendra majoritairement des entreprises solides, leaders mondiales de leurs domaines, qui ont pour la plupart des dividendes faibles (autour de 2% en moyenne) mais une croissance correcte sur le long terme. C’est finalement une sorte de capitalisation qui constituera la consommation de demain. Ce type de portefeuille est adapté à quelqu’un de jeune et qui veut se lancer dans la construction d’un portefeuille d’entreprises à dividendes croissants qui fourniront les revenus dans un futur éloigné.

 

Je publierai donc régulièrement dans l’année, une sorte de screener très simplifié (sans scores) où apparaîtront :

 

  • Nom de l’entreprise
  • Secteur économique
  • Croissance moyenne annuelle
  • Rendement du dividende
  • Payout ratio
  • Nombre approximatif d’année de dividendes stables ou en hausse
  • Niveau de valorisation

 

Ces données permettront donc de suivre dans le temps les différentes évolutions. Cela intéressera sûrement ceux qui cherchent un intermédiaire entre valeurs de croissance et valeurs à dividendes.

Ce nouveau portefeuille type aura un rôle démonstratif, mais ne constitue en aucun cas des recommandations d’achats.

 

 

Date Publication : 05/03/2022

 

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67 commentaires

Bonjour Matthieu,
voilà un excellent article, peut etre un de tes meilleurs sujets abordés ici.
Je suis entièrement d’accord avec toi, avec ta citation:
« Il faut être honnête (et ne pas chercher à vendre du rêve comme on voit partout sur internet), investir dans les entreprises à dividendes croissants demande beaucoup de capital si on veut un revenu correct. »
Ton futur screener va beaucoup m’interresser, car c’est clairement le genre de sociétés que je recherche..
Merci pour ce blog.

Merci pour ton retour Laurent,

La liste arrivera bientôt 😉

Bonjour Matthieu
Je crois que la liste s’approchera de celle dans les commentaires du portefeuille rendement de juin 2021, pour info j’ai ces valeurs depuis le début Covid et tu les avais aussi (je n’ai rien inventé, j’ai suivi tes premiers pas), la volonté d’accélérer sur les pures valeurs croissance t’ont certainement joué des tours car au final ces valeurs aristos ne me font perdre absolument rien depuis le début d’année, c’est une leçon que je retiens car mes autres valeurs croissances prennent le bouillon, au final je pense que pour se constituer un portefeuille, rien de tel qu’un Amundi world et SP500, ensuite ou en parallèle uniquement des aristos USA + quelques valeurs croissances incontournables (amazon, apple, meta, sale force, adobe, microsoft), au bout du chemin vers 55 ans les ETF peuvent laisser la place aux aristos.

Alors bien sur on peut construire son portefeuille en battant les ETF world et 500 mais cela est difficile hors Europe ou c’est plus facile; Et quelque soit l’âge, il est difficile de vivre un -30% quand un ETF fait -7%

Heureusement pour nous le dollar nous rend un fier service en ce moment

Bon week-end

Bonjour Gérard,

En effet, que cela fasse parfois songer à la fable du lièvre et de la tortue.

Les tensions sur les taux étaient difficilement prévisibles à court terme, tout comme le covid d’ailleurs. Mais en effet vivre un -20% ou + quand un ETF World par exemple ne bronche pas nous fait vite aller dans des biais psychologiques ce qui peut faire faire des erreurs.

Heureusement que le dollar joue vraiment un rôle de valeur refuge actuellement en tout cas.

Super Matthieu,
j’attendais cet article avec impatience 😉
Cette approche va permettre de sélectionner les actions à privilégier selon les objectifs;
plus on a de temps devant nous, plus on renforcera les actions à forte croissance et vice versa si j’ai bien compris.
Pour ma part c’est exactement ce que je recherchais, pouvoir toucher des dividendes et atteindre une certaine liberté dans le futur, sans avoir à sacrifier la croissance dans le court/moyen terme,
cela devrait intéresser beaucoup de monde !

Hâte de voir ces articles sur la composition du nouveau portefeuille !
Bon weekend à tous.

Salut Benjamin,

Oui c’est bien ça, je publierai bientôt ce prochain article en compartimentant les actions via une icone dans les différentes catégories (croissance, pilier et haut rendement). Comme ça on verra tout de suite dans quelle condition il vaut mieux acheter ce genre d’entreprise

Super article ! chapeau bat !

je souhaite rebondir sur :

* « Il faut être honnête (et ne pas chercher à vendre du rêve comme on voit partout sur internet), investir dans les entreprises à dividendes croissants demande beaucoup de capital si on veut un revenu correct. Si vous avez 50k€, 100k€, ou même un peu plus à investir par exemple, cela risque de ne pas suffire (par exemple 100k€ à 3% donnera 250€ bruts par mois, et encore moins avec la fiscalité). »

Oui mais a l’issue en réinvestissant ces dividendes ça un effet boule de neige malgré tous, pour certain c’est une opportunités pas assez de temps ou moyen limité comme vous dites et surtout un travail moins pharaonique que d’évaluer les entreprises comme vous le faite, car bon nombre de site solide propose des screener gratuitement de portefeuille a dividende croissant, ou haut dividende ou dividende value….

** « […] tout ça pour terminer avec 200€/mois alors que d’autres types de stratégies permettent d’arriver à un résultat assez similaire et plus facilement et passivement. »

ah bon lesquelles du coup ?

Bonjour Jean,

Je parlais de 100k€ au moment de la retraite dans mon exemple. C’est sur que si vous avez un horizon très long, ces 100k qui donnent 250€/mois, qui peuvent devenir via réinvestissement + croissance des dividendes par exemple 500 ou 750€ d’ici 20 ans, et ça fait une différence importante.

Idem pour les 1M€ que je vise. Cela ne signifie pas que je vais investir 1M, ils seront constitués de mes investissements mais aussi de gains au fil du temps.

Pour la deuxième partie du message, c’est justement détaillé dans l’article avec la trinity rule (regle des 4%) à appliquer sur des ETF. C’est une autre manière De transformer son capital en revenu (trop compliqué à appliquer sur un portefeuille de plusieurs dizaines de lignes, mais parfaitement adapté sur une vente mensuelle d’ETF).

D’autant que l’on peut aussi envisager en s’approchant de la retraite, à un complément de revenu et non une indépendance financière, ce qui fait que 100K investi à 2% net par an seront les bienvenus avec l’assurance produite par les aristos

Oui évidemment, dans ces tranches de montant mon message n’était pas de donner un aspect négatif, mais de bien faire comprendre qu’il s’agira de complément de revenus et non de revenus globaux. Beaucoup de gens racontent des contes de fées sur le web, je voulais juste souligner la dure vérité dans ce monde où les taux sont bas et où il faut par conséquent un gros capital pour avoir une certaine sécurité de revenus

Bonjour,

juste un petit message pour te remercier du travail impressionnant que tu fournis et cela gratuitement.

Tous tes articles sont excellents et passionnant à lire/suivre.

Bravo et merci à toi.

Merci beaucoup pour ce message d’encouragement Phil !

C’est aussi justement les retours positifs des lecteurs qui me poussent à continuer, donc merci à tous !

Bonjour Matthieu,
Tout d abord merci pout ce precieux travail d analyse et de remise en cause que tu continues inlassablement. Cela fait maintenant 30 mois que je te suis et vois evoluer tes comportements. J ai commence aussi par le tout rendement puis basculé vers le tout croissance etc sans jamais etre satisfait de mes choix en faisant des barres a droite puis au gauche avec ainsi que pas mal de ZigZag.A force de reflexion sur les comportements de tout le monde je me suis posé sur une strategie de tortue dynamique ! en faisant abstraction de toutes les certitudes populaires genre  » il y a que les valeurs de croissance qui seront profitables dans le temps » « Les valeurs de tabac et petrolieres ne vaudront bientot plus rien » etc etc .
J arrive depuis ma nouvelle strategie ( depuis 10 mois en place ) a battre pour le moment tous les mois le MSCI World. Tout d abord je me suis composé une base de portefeuille incontournable : amazon, apple, meta, sale force, adobe, microsoft, Tesla, Disney Netflix et google. Ensuite la seule strategie pour avoir des dividendes c est d acheter des actions a dividendes  » Je dirais qu’il faut à minimum entre 500€ et 1000€ de dividendes mensuels pour vraiment prendre conscience de la force de ce type d’investissement « . Effectivement et la je m ecarte de ton chemin pour que ca mette pas 15 ans . Donc j ai ensuite fait un portefeuille de valeurs des 12 secteurs suivant une répartition proche du MSCI World mais que en valeurs americaines Big Cap en privilegiant les valeurs a plus gros rendement. Ensuite je fais des renforcements mensuels sur les valeurs dans le secteur decotees du moment. Je me retrouve par exemple avec des Exxon achetees au moment de la casse avec 150 % de hausse et un rendement sur PRU de 12 % ce qui me laisse patienter traquillement jusqu a ce que le petrole disparaisse ( ce qui est pas sur du tout car on pourrait aussi avoir un beau choc petrolier avant ). Et puis ces boites la voient et anticipent leur avenir donc ils vont s adapter et ils en ont les moyens (Total egalement). Par exemple en ce moment je suis rentré sur Legget et Platt a -40% du plus haut a 4.5 % de rendement qui va alimenter le flux de dividendes. Je prends tours une 1/2 position pour me laisser la possibilité de recharger en cas de baisse supplémentaire. Comme on l a remarque l Euro est assez bas donc je viens de commencer cette semaine sur quelques Francaises massacrées ( Amundi a 7.43 % de rendement ou Axa a 6.92 ou Credit Agricole a 10.2 % je ne dois pas risquer grand chose et j ai pris 1/2 position sur chaque). Voila pour ma méthode de base ca me fait deja un rendement Brut de 3.6 % et 4.5 % sur PRU. Tout cela pour dire qu au moment ou tu voudras convertir tes ETF en Dividendes il y aura de la plus value a payer et tu ne pourras pas saisir les occasions qui se presentent sur une longue periode pour de bons rendements. J ai donc remarque au fil du temps que les valeurs avec un gros dividendes peuvent beaucoup monter aussi si elles sont achetees au bon moment si elles sont solides. Le probleme des Screeners sur les valeurs de croissances grosses ou petites capitalisation est qu on n est pas sur du tout qu ils peuvent maintenir d aussi grosses croissances sur des 10 aines d annee (ce qu anticipe le marche) et la une defaillance et Patatra pour le portefeuille et le comparatif avec le world. J en prends aussi des Nike ou S&P mais plutot en reinvissement de dividendes. Enfin voila ou j en suis de mon cote cela fonctionne plutot pas mal et crois en cette methode que je vais continuer pour l avenir. Si cela peut apporter a contribuer aux reflexions et debat

Bonjour Christophe,

Je suis globalement en phase avec ce message. Je pense qu’il faut s’avoir s’adapter en fonction de la situation économique du moment. La dernière décennie était très profitable aux valeurs de croissance, avec des taux toujours plus bas d’année en année. On sent que le vent est en train de changer actuellement, néanmoins c’est peut-être momentané seulement.

Je crois personnellement que les valeurs qui performeront le mieux sur le long terme sont les valeurs de croissance qualitative. Donc je me dis maintenant, qu’il faut dans l’idéal essayer de trouver les deux, c’est à dire des valeurs de croissance mais qui ont déjà une politique de dividende (si possible, sans forcer les choses dans le cas de valeurs exceptionnelles comme Google, Amazon etc…).

Cela permet d’éviter de sous performer nettement le marché, tout en initiant la démarche dividendes, et de faire grossir ses revenus via la croissance de ces entreprises. On a finalement le gain des 2 cotés.

Pour les valeurs de rendement très décotées, le timing d’achat est très important. Ces valeurs n’ont pas de croissance, donc le seul moyen de ne pas se trainer est de les acheter à bas prix. Je pense que c’est surtout intéressant quand on approche l’âge de la phase de distribution de manière à faire grimper le rendement moyen. Mais ce n’est pas nécessairement utile d’initier trop tôt dans le temps ce genre d’achat, puisqu’une fois le prix « normal » atteint, il n’y aura plus rien à espérer (à part le dividende, mais c’est déjà pasmal vous me direz si vous avez bloqué un bon rendement)

Bonjour Christophe,
« en faisant abstraction de toutes les certitudes populaires genre » il y a que les valeurs de croissance qui seront profitables dans le temps » « Les valeurs de tabac et pétrolières ne vaudront bientôt plus rien » etc etc . »
Je suis 100% d accord avec toi!!!
J’ai souvent cette discussion, quand tu vois les perfs des bancaires et des pétrolières… mais dans l autre sens des « valeurs vertes »…
j’ai investi dans Lockheed Martin en décembre avec un PE de 14.5….et aujourd’hui ça monte en flèche.
« Par exemple en ce moment je suis rentré sur Legget et Platt a -40% du plus haut a 4.5 % de rendement qui va alimenter le flux de dividendes », j’ai fait la même chose , dans 3M également, IMB et Comcast…
Si tu veux échanger sur nos portefeuilles ce serait avec plaisir,
sébastien

Bonjour
Je trouves ta stratégie très pertinente.
Je me suis moi aussi écarté de la stratégie du portefeuille uniquement croissance et j’ai adopté une stratégie mixte assez similaire à la tienne.
Du coup, en ce moment, les valeurs comme Exxon, Chevron, Total ou Abbvie non seulement me rapportent des dividendes mais font plus de croissance qu’Amazon, Netflix, Google…
Ton portefeuille doit être très intéressant !!!
Par contre, pour avoir un portefeuille mixte croissance et rendement et générer entre 500 et 1000€ de dividendes, il faut déjà un gros portefeuille.
En période de crise, ce type de portefeuille permet de continuer à générer du cash flow à réinvestir et les crises peuvent quelquefois durer longtemps…

Je fais donc maintenant monter grand V mon rendement global puisque je n investis plus pour le moment dans les Societes qui n en versent pas ( Ma liste Gafam un peu elargies du debut ) tout en privilegiant le plus le Yeld pour les autres. Je pense que encore 18 mais et je pourrai obtenir un rendement sur PRU vers 5.8 % avec un portefeuille solide quelque soient les conditions de marche mais qui est aussi en mesure de prendre a remontée des valeurs de croissance

Et pour finir je pense que la methode est bonne aussi pour la croissance du portefeuille car par rapport au World on jouer sur les secteurs dans le temps alors que lui il est plutot coincé sur son global et ne peut pas faire de surpondération sur les secteurs qui sont passagerement decotes. Lors des reinvestissements on est obligé de se reprendre de tout y compris ce qui surcote

Très interessant comme d’habitude.
Cela permet de réfléchir MT/LT
et effectivement la stratégie du PEA – capitalisante puis une fois le PEA plein on laisse tourner puis le jour ou on prend on vend des parts de nos ETF semble la meilleure stratégie.
Pour le CTO, il faudrait faire un backtest des 2 stratégies, un package ETF a vendre tous les mois en phase de distribution vs des entreprises à dividendes.
En terme de perf, la premiere stratégie semble la plus efficace, mais en terme de diversification et « sureté » d’un salaire, la stratégie à dividende semble très bonne

Bonjour Florent,

Ce sont vraiment 2 stratégies différentes. L’avantage des valeurs à dividendes c’est que le portefeuille est moins volatile que les grand indice, donc il y a moins de chance de paniquer et de faire des erreurs. Idem pour les revenus qui tombent tranquillement tous les mois. On connaît ici une décennie globalement haussière, mais sur la décennie 2000-2010 le marché a été en perte pendant longtemps. Les vendeurs d’ETF auraient été dans une situation plutôt compliquée, c’est aussi la raison pour laquelle je préfère l’approche dividende.

Bonjour matthieu,
Encore merci pour ce nouvel article.
Je partage largement ton point de vue, d ailleurs je n investi plus qu’exclusivement sur les us…
Un petit bémol néanmoins sur  » Néanmoins, on ne payera jamais d’impôts sur les plus-values » je prends mon cas personnel, n ayant pas d enfants mes actions ont vocations à être vendues un jour où l autre, donc je dois prendre cela en considération…
Mais plus j’y pense plus la différence de fiscalité 30% vs 17.8% me freine de moins en moins…
merci

Bonjour Matthieu

Le dollar est haut en ce moment, cela joue t il sur l’orientation géographique factuelle de tes investissements, à savoir privilégier l’Europe en ce moment car si l’on achète USA aujourd’hui, on peut très vite perdre 10% quand l’Euro aura rééquilibré le change.
A contrario, il est intéressant de vendre des valeurs USA que l’on avait envie de vendre, donc en gros regardes-tu le change avant un achat ou une vente sur les USA

Bon dimanche

Bonjour Gérard,

Je le regarde de très loin on va dire, ce n’est pas mon principal critère, je préfère la qualité avant tout. Maintenant c’est sur que le dollar est haut actuellement, jouant vraiment le rôle de valeur refuge face à l’euro (contrairement au BTC 🙂 ).

Cela ne me pousse pas vraiment à vendre pour racheter, puisque l’argent du CTO reste sur le CTO. Je vends plutôt pour rembourser un peu de marge que j’avais utilisée récemment. Les tendances futures sont cependant difficiles à anticiper. Personnellement je ne crois pas à l’euro, à l’Europe. Donc potentiellement l’euro ne reviendra pas sur les niveaux d’avant, je n’en sais rien.

Ce qu’il est possible de faire, sur PEA par exemple, c’est de troquer ses ETF S&P500 contre des S&P500 hedgés, du moins temporairement. J’y songe un peu actuellement, à réfléchir, ce n’est pas une décision simple. Comme je le disais tout à l’heure, impossible de savoir si la tendance va continuer ou s’arrêter…

Qu’en penses tu de ton côté ?

Bonjour Matthieu,

Merci pour ce nouvel article. Pour répondre à Gérard, c’est vrai que la baisse de l’€ face au $ incite à privilégier l’Europe mais d’un autre coté la situation géopolitique incite à privilégier les US plus que jamais. Quant aux valeurs US que j’aimerai vendre, vu les pertes (Paypal -60%, Méta -33%) je vais les garder 🙂

Sur la question des ETF hedgés, j’ai pu lire ceci sur un blog (https://blog.wesave.fr/mon-epargne/les-etf-et-le-risque-de-devises/
« Nous utilisons ces ETF pour implémenter nos anticipations de variations de change. Si nous anticipons une amélioration de l’euro face à une autre devise, nous préférons utiliser des ETF couverts du risque de change. A l’inverse, si nous utilisons une forte baisse de l’euro, nous utilisons des ETF qui ne sont pas protégés du risque de devise afin de profiter pleinement de la variation de la devise qui dans ce cas est positive pour la performance du portefeuille. Enfin, si nous avons une vue mitigée ou pas de vues du tout, nous pouvons combiner l’ETF couvert et le non-couvert pour obtenir une exposition neutre à la devise. »

Pas facile de jongler avec les deux types d’ETF car à partir de quel taux de change investir sur l’un ou l’autre ?

Reste la question des frais également. Comme toi sur PEA, j’investi sur l’Amundi S&P 500 UCITS (PE500) dont les frais annuels s’élèvent à 0.15% tandis que son équivalent Hedgé, l’Amundi S&P 500 UCITS ETF – DAILY HEDGED EUR (P500H) voit ses frais grimper à 0.28%.

Bon dimanche

Bonjour Ludovic,

Totalement d’accord sur la situation géopolitique, tout incite à favoriser les US. Ce que j’aime également avec les US, c’est qu’ils sont globalement les « leader » d’un continent en partie à eux, avec des ressources naturelles. En Europe, on a un mélange de civilisation différentes, et surtout avec un gros manque de ressources…

Pour le hedge, c’est assez risqué à long terme de tenter des coups. Je pense que c’est spécifiquement dans des situations à CT que cela peut-être utile comme actuellement. Je pense qu’on est probablement proche d’un point bas sur l’euro donc pourquoi pas tenter à arbitrage… ce ne sont pas les 0.13% de frais annuels qui sont genant surtout à court terme pour essayer de gagner 10%

Je précise que sur le long terme je suis favorable au dollar vs à l’euro.

Bonjour,

Peut-être avez-vous déjà répondu à cette question, un peu personnelle : combien environ investissez-vous par mois, et avez-vous une visibilité sur ce que vous souhaiteriez investir sur le long terme ?

Mon interrogation a surtout pour but de me comparer en termes d’effort d’épargne et d’objectifs envisageables. J’ai cru comprendre que vous vous projetiez à 1 million pour les 50 ans.

Merci,

Bonjour Cleofide,

J’investis environ entre 1000€ et 1500€/mois quand je peux, parfois moins quand j’ai des dépenses ponctuelles.

Bonjour Matthieu,

Très bonne idée cet article et ceux qui suivront, merci encore pour ton travail de grande qualité.

S’agissant de savoir s’il faut mieux remplir le PEA plutôt que le CTO, mon avis personnel diverge de celui de la plupart des gens pour une raison simple et probablement très pessimiste mais qui n’est malheureusement (à mon sens en tout cas) jamais abordé.

Pour faire plus direct : en cas de décès, le PEA est immédiatement clôturé à l’inverse du CTO qui suit son cours. Or quoi de pire je trouve que de remplir son compte pendant des dizaines d’années et ne pas pouvoir en profiter et potentiellement ne pas pouvoir en faire profiter ses proches. Certes, ils toucheront la somme arrêtée à la clôture avec les plus values ou moins values. Mais imaginons que la bourse fasse -70% quelques jours avant notre trépas, puis remonte avec plus de fulgurance encore (comme après la chute du covid) les semaines d’après. L’intérêt du PEA dans cette situation peut être très largement amoindri et les pertes considérables selon le timing.

Alors qu’avec un CTO dans pareille situation, on peut toujours donner des instructions dans le testament ou même en direct avec la personne dans le cas ou il nous arriverait quelque chose un jour…
Qd on sait que la tendance par exemple du S&P500 est haussière sur le long terme, on comprend que notre héritier peut tout y gagner en étant patient plutôt qu’en recevant immédiatement l’argent d’un PEA clôturé.

Je ne dis pas qu’il faut fuir le PEA, loin de là, mais je pense qu’il ne faut pas faire que du PEA et donc diversifier, comme toujours.

L’idée est ici pour moi de ne pas faire « tout ça pour ça », et même si la mort est un sujet un peu tabou, elle doit nécessairement être prise en compte lorsqu’on investit car elle n’arrive pas qu’aux autres :’).

Bonjour Sim,

C’est vrai mais même si le PEA est clôturé sur une période de baisse, si les descendants sont instruits, ils peuvent également prendre la décision de réinvestir eux même le montant sur un PEA/CTO à eux ce qui revient au final au même. Évidemment s’ils récupèrent l’argent et le crame sur un point bas sans le réinvestir, c’est leur problème…

Bonjour,

Sim dit une énorme bétise que je vais me permettre de rectifier.

Lors du décès du titulaire d’un PEA, celui est certes clôturé, mais les actions détenues dans le PEA ne sont pas vendues, elles sont transmises aux héritiers en étant transférées sur un CTO à leurs noms.

Le PRU de chaque ligne est ramené à celui du cours de bourse à la date du décès (ou moyenne des 30 jours de bourse précédant le décès, au choix des héritiers). Logique me direz vous, les PS sur les PV potentielles depuis l’ouverture du PEA sont payés lors de la succession, ce serait un peu dur de transmettre des lignes en très forte PV qui subiraient 30% de plus si revente depuis le CTO.

Cordialement

Les PS sont bien entendu dûs, mais les héritiers n’ont aucune obligation de vendre le moindre titre.

Merci pour le complément d’info

Bien vu Laurent.

Mon erreur a été d’écouter ce que j’ai dit au-dessus sans en vérifier le propos. Ça m’apprendra.

Merci pour la rectification

Pour préciser (je suis actuellement en situation d’héritier avec un PEA dans la succession) :
– les PS sont en fait déduit de l’actif successoral (ce n’est pas tout à fait la même chose que « payé par les héritiers »)
– le PEA est en fait transformé en un compte-titre « succession » provisoire. Ensuite, les héritiers donnent leurs instructions à la banque : vente de titres et/ou transfert vers un CTO à leur nom. Les héritiers peuvent faire la répartition qu’ils veulent.

Pour l’anecdote, quand des héritiers veulent vendre des actions, la période actuelle est très stressante. Sans vouloir faire de pub, le Crédit Agricole Ile de France est très efficace. J’avais envoyé par mail mes instructions le 21 février, je peux vous dire que j’ai serré les fesses (pour mes co-héritiers qui ne voulaient pas conserver les actions) en espérant que les ventes aient été exécutées avant le krach de la semaine passée. Les ventes ont été effectuées les 24 et 25, ouf, avant le gros krach 😉

Et pour préciser encore, un exemple chiffré :

PEA valorisé 300.000 euros sur lequel 150.000 euros ont été versés.

Le titulaire décède.

Les PS dûs sont donc de (je simplifie le calcul en estimant que tout est taxé à 17.2%) : 150.000 x 0.172 = 25.800 euros.

Mettons que le PEA, transformé en CTO successoral, présente un solde espèces de 800 euros.
Le courtier va lui même directement régler les 25.800 euros de PS dûs. Le CTO successoral va donc se retrouver débiteur de 25.000 euros et votre courtier va très vite vous demander de combler ce solde débiteur, soit en alimentant le CTO de 25.000 euros, soit en vendant des titres pour 25.000 euros, et le courtier se servira sur le cash de la vente.

Bruno A, si le PEA de la personne dont vous héritez contenait des titres au nominatif administré, vérifiez bien que ceux çi sont bien transférés en restant au nominatif avec conservation de la prime de fidélité. (Exemple : des Air Liquide au nominatif depuis courant 2019 => PDF 2022 => vous toucherez les 10% d’actions « gratuites » dès le versement d’actions gratuites qui aura lieu cette année en juin).

Et pour ce qui est des dividendes versés post mortem mais avant que la succession ne soit finalisée, bien vérifier également qu’ils sont versés (mais ils seront taxés à 30% car versés sur CTO et non plus sur PEA). Pas toujours facile de bien s’assurer que tout a été versé selon le courtier…

Bon courage pour ces démarches administratives.

Bonjour,
Complètement hors sujet, mais je pense que pour ceux qui peuvent, il est bien d’investir dans une résidence principale. Je sais que les prix sont stratosphériques, les salaires faibles, la recherche un casse tête, mais si l’inflation pointe son nez, si les taux d’emprunts restent contraints, alors une instabilité économique et des mesures environnementales de normes d’isolation, pourraient créer quelques opportunités dans l’avenir (comme autour des années 2010 ). L’habitation principale est exonérée de Toute taxe alors que les placements sont taxés à 30 ou 17,2 … et plus dans l’avenir post crise ?
Je crois que psychologiquement il est confortable de diversifier au maximum ses actions même si on s’éloigne des indices car sur le long terme le marché effectue des rotations et avoir quelques lignes en progression quand tout baisse encourage à tenir ses positions pour le long terme.
Merci pour votre site !

Bonjour Christian,

Je suis propriétaire de ma RP, j’ai acheté dès mon premier CDI donc le plus tôt possible, je ne regrette absolument pas.
Avec l’inflation les prix grimpent je suis d’accord, même si l’objectif d’une RP n’est pas de gagner de l’argent (à moins de faire beaucoup de travaux etc…).

Ce que j’apprécie surtout est l’économie chaque mois car au lieu de payer un loyer, c’est finalement une sorte de capitalisation qui reste pour nous sur un « compte bloqué » caractérisé par le bien immobilier

Bonjour Matthieu,

Tout à fait d’accord avec vous. C’est un investissement que l’on a souvent tendance à omettre.
Bien sur cela ne rapporte pas mais comme se loger est une dépense obligatoire autant capitaliser pour soi que le donner au propriétaire.
En plus une maison ne peut pas faire faillite. A partir du moment ou elle nous abrite elle remplit sa fonction et on peut la garder à vie sans se poser de question.
C’est d’autant plus important d’avoir un toit sur la tête une fois que l’on ne travaille plus car c’est la principale dépense d’un locataire.

Le principal soucis c’est la taxe foncière. Dans mon cas cela me revient à quasiment un mois de salaire. C’est très fluctuant selon les régions.

Pour un projet rentier j’ai meme l’idée de peut etre vendre ma maison plus tard et en acheter une autre dans un endroit moins cher. L’économie réalisée permettrait de compléter la rente et réduire la taxe foncière. Un peu dans l’idée des retraités qui s’expatrient dans un pays moins cher meme si cela serait moins dépaysant.

Bonjour,

Je pense que l’achat d’un RP dépend de la situation personnelle.
En effet si tu prévois d’avoir des enfants ou bien si tu penses déménager plus tard0, si tu es en couple.
Si tu divorces : vente a prix plus réduit de la maison = perte .
L’achat d’une RP est donc risqué également.

Une RP devient rentable que si on reste 10 ans dedans à cause des taxes, frais de notaires , taxe foncière.
Mine de rien cela coute une RP à maintenir.

Bonjour Roger,

Les 10 ans ne sont plus vraiment réels à l’époque actuelle de taux bas. En général (sauf grosse ville comme Paris, Lyon…) on rentabilise maintenant son achat au bout de 2-3 ans pour les frais de notaire. Ensuite, la seule dépense supplémentaire est la taxe foncière, et éventuellement des charges de syndic (mais bon qu’on retrouve indirectement dans un loyer de locataire). À côté de ça, chaque mois on met de l’argent qui nous reste au lieu de le jeter par la poubelle. C’est donc une épargne forcée, qui progresse grosso modo au taux de l’inflation – du crédit, soit de 1 à 2% par an, sur un capital qui ne nous appartient pas.

En cas de divorce ça dépend, il est possible de prendre le temps de vendre et que l’un soit en location en attendant. En zone tendue les ventes sont rapides et au prix. A la campagne en lieu isolé, c’est forcément plus compliqué

Bonsoir Matthieu

Que penses-tu de LEGGET&PLATT en terme de portefeuille rendement?

Bonne soirée

Bonjour Gérard,

Le cours de bourse est massacré et l’entreprise ne se paye vraiment pas cher. Mais au delà de ça, je suis pas fan du business : cyclique, faible marge, peu de croissance…

Je suis d’accord que tout a un prix, et qu’ici il est très bon, mais je ne suis pas intéressé à titre personnel. Mais dans ta situation je comprends totalement ton intérêt pour cette valeur.

Merci Matthieu

Bonjour Matthieu,

Merci pour ton travail.

Que penses tu de ALIBABA GROUP (98 dollars sur NSY) ? et de Unibail Rodamco (53 euros sur EAM) ?

Merci

Bonsoir,

Personnellement j’ai vendu BABa il y à longtemps et tantmieux. C’est pas cher certes, mais c’est directement lié aux décisions politiques du PCC. L’univers capitaliste et toutes les connaissances classiques ne s’appliquent pas ici, vous pouvez être exproprié des ADR sans aucun soucis. Tant que la Chine persiste dans son communisme, je reste à l’écart.

Pour Unibail c’est compliqué, on cumule dette abyssale avec des achats mal maîtrisés (Westfield a été acheté très cher et juste avant la crise, les dépréciations sont énormes), un secteur cyclique et fragilisé par les événements, et une tendance de long terme en declin avec le e-commerce. Sans parler du dividende coupé depuis un moment. Je suis donc plutôt négatif, autant aller du côté des REITS US quitte à faire des achats sur CTO

Bonsoir Matthieu

Merci pour ton dernier article, très bien écrit, et toujours avec cette aptitude de se mettre à la place du point de vue d’autres investisseurs. Très instructif.

Deux questions en une, entre Prosus qui déprime, comme Alibaba en son temps…. est ce que tu serais tenté de t’en séparer, comme évoqué récemment, et par exemple profiter de la baisse significative d’Adyen pour y réinvestir en acquérant une 4ème action ?

Ma véritable question est ton actualisation de ton opinion sur Adyen, compte tenu des risques connus a ce jour (inflation, guerre …) ? A 1400€, la pastille de sa valeur en absolu doit plus être rouge que noire dorénavant…

Bonne soirée 😉

Bonjour Cédric,

Je souhaite en effet me débarrasser de Prosus, mais de préférence pas à ce prix !
Alors certes je peux toujours vendre pour acheter une action dont la baisse est ~ équivalente, comme Adyen, mais j’ai déjà une grosse ligne de celle-ci. À voir…

Adyen est désormais à 1400 euros, elle est massacrée.
Je pense en reprendre une pour diminuer mon PRU dès qu’il y aura une inversion de tendance.

Je pense que c’est à cause de l’inflation et de la possible remontée des taux plus forte que prévue à cause de la flambée des cours de matières premières.
Adyen n’est pas exposée à la Russie et à l’Ukraine
https://www.adyen.help/hc/en-us/articles/4431065008924-Ukraine-FAQ

C’est toujours pour la raison principale de remontée des taux avec une valorisation assez élevée. Néanmoins les fondamentaux sont très bons et la croissance continue donc je suis très confiant sur Adyen

Edit : A 1490€ , au lieu de 1 400€.

Bonjour Matthieu,

une petite question, je commence à regarder du coup quelques actions qui sont beaucoup moins en croissance mais permettent de dormir tranquille, tout comme quelques unes qui seront sûrement proposées dans ton prochaine article sur « portefeuille-action-dividende-croissant » / je pense à Air Products and Chemicals ou 3M par exemple qui semblent être à des bons prix actuellement.

Enfin je dévie légèrement, ma question porte plus précisément sur l’achat récent de Bill Ackman et de Bill Gates. Ils se sont positionnés sur Canadian Pacific Railway (Gates ayant déjà du Canadian Natl Railway Co.)
Ayant personnelement un oeil sur Union Pacific suite à nos échanges j’aimerais un avis là dessus si tu veux bien.
Sans être devin, penses tu qu’ils privilégient une future décennie où les commodités seront plus à la mode et donc que des sociétés de transport bien gérées puissent être intéressantes à avoir dans le portefeuille ?

J’espère que j’ai été assez clair dans mon message sinon hésites pas à me demander de reformuler ^^
Merci !

Bonsoir Benjamin,

Je posterai sûrement cette semaine le ptf, tu verras donc vite son contenu. APD et 3M on en effet des très bons points d’entrées (mais d’autres boites aussi comme Blackrock, Starbucks par exemple).

Pour les rails, j’ai mis UNP dans la liste. Je préfère à Canadian Rail pour rester exposé sur le marché US ainsi que l’Amérique Latine. C’est un très bon business, on peut le voir comme une concession d’ailleurs, avec des revenus récurrents. On peut tout transporter par rail, pas que de la matière première d’ailleurs. On note également l’avantage si la motorisation est électrique, non dépendante du pétrole

Bonjour Benjamin
Attention avec 3M qui fait face à de gros risques de procès. Personnellement j’ai décidé de passer mon chemin.

Merci Ludovic pour le conseil,
En effet il sont encore en procès il faudrait que je regarde les nouvelles,
Après tout je me dis qu’ils fabriquent plus de 55000 produits différents du coup l’impact devrait être assez faible.
Puis à ce prix là et avec un yield d’environ 4% j’étais obligé de craquer ^^

J’avais écrit en commentaire sur le sujet récemment. C’est un problème lié a des bouchons d’oreille pour l’armée Américaine. Certains soldats ont eu des problèmes à l’entraînement. 3M a payé de lourdes sanctions en « exemple ». Maintenant d’autres soldats se plaignent. Si ils sont tous indemnisés au même niveau, la boite peut faire faillite. Maintenant ce n’est pas dans l’intérêt du gvt Us de faire faillite sa plus grosse boites industrielles. Personne ne sait non plus si les problèmes viennent d’une mauvaise utilisation du matériel par l’armée, ni si les autres plaintes auront la même sanction.

Oui, affaire à suivre, on se serait bien passé d’une histoire comme ça mais quand on regarde la bourse c’est généralement des mauvaises nouvelles comme celle ci qui permettent d’avoir un bon prix.
Je prends le risque, avec bien sûr pas plus de 3% du portif 🙂

Que penses tu d un etf sp500 ( ou world ou autre) mais distribuant. ( environ 1.2 % de distribution)
Avec un patrimoine « important » comme tu vises, cela semble une option interessante aussi.

Bonjour Florent,

C’est une option mais le dividende serait trop faible. Déjà pas le World car la tendance des divs n’est pas haussière à cause de l’Europe, du Japon etc. Pour le S&P500, le rendement est entre 1,5% et 2%, ce qui ne donne vraiment plus rien après fiscalité. En général les ETF versent également des dividendes annuels ou bi annuel, ce qui n’est pas optimal. J’y ai déjà pensé mais honnêtement je pense que la meilleure stratégie avec des ETF est une revente mensuelle de parts.

Bonne news au réveil pour les détenteurs d’amazon 😉

En effet, ils font comme Google 🙂

Bon j’ai déjà 10k€ d’Amazon donc ce n’est pas ce qui me fera renforcer à court terme, mais c’est une bonne nouvelle

Oui je savais que tu avais 4 parts c’est pour ça le petit message 😉
Maintenant prenons les popcorns et regardons cette action monter !
De toute façon à court terme elle va probablement combler le gap,
mais ce qui est intéressant de voir c’est qu’ elle fait un buyback (d’ailleurs sur un prix intéressant contrairement à d’autres sociétés qui le font sur des plus hauts !), et semble bien tournée vers les investisseurs.

Ce que je veux dire par là c’est qu’elle semble tout doucement faire un retour aux actionnaires, nous ne sommes pas encore aux dividendes mais pourquoi pas, comme apple, en verser un de 0,5% de rendement juste pour « démarrer ».
En tout cas on a là un petit signe de maturité, j’apprécie.

J’approuve 👍

Excellent article, très agréable à lire pour une miss comme moi 🙂

1/ Si je comprends bien, selon vous en phase capitalisation (j’en suis à 15k€) seulement, il vaut mieux s’attarder sur les ETF et ne pas succomber aux sirènes des dividendes ?

2/ je dispose d’un PEA via Bourse Direct (10k€, principalement des actions françaises à dividendes), et d’un CTO via DeGiro (5k€, principalement des ETF de leur liste sans frais). Devrais-je laisser tomber mon CTO ?

3/ j’étais intéressé par introduire des actions US aux rendements moyens mais croissants sur mon CTO, si je vous écoute, ce n’est pas le plus pertinent pour le moment et il vaudrait mieux se recentrer, en ETF, sur mon PEA et mettre de côté le CTO?

Merci pour votre éclaircissement sur votre article 🙂

Bonjour Léa

Dans un premier temps il vaut mieux en effet se concentrer sur les ETF (ETf World ou S&P500 par exemple), cela vous permettra directement d’être bien diversifiée et de réaliser sur le long terme une bonne performance annuelle sans prendre le risque de faire des erreurs de sélection.

Le plus important actuellement est surtout de faire grimper dans le temps la somme investie, c’est d’ailleurs plus important que le choix de tel ou tel support.

Si vous partez sur des ETF il vaut mieux commencer sur le PEA pour des raisons fiscales. Rien ne vous empêche cependant de garder le CTO ouvert et de faire quelques investissements plaisir ou de conviction sur le long terme à côté.

Bonjour,
Merci pour le retour rapide,

Ok, donc privilégier le PEA pour des raisons fiscales (et en effet, cela coutera peut-être plus cher en impôt qu’en frais bien que ces derniers soient gratuits avec DeGiro, c’est juste ?)

En revanche, il me semble que vous n’appliquez pas la stratégie dont vous parlez, non ?
En effet, dans votre article « Suivi Portefeuille Mars 2022 », je constate que vous avez seulement ~20% d’ETF dans votre PEA.
De plus, pourquoi votre SP500 est-il en CTO ? ne va-t-il pas vous pérorer fiscalement ?

Est-ce que c’est parce que vous avez déjà blindé votre PEA ? comment, avec des ETF ? et comme vous l’expliquez vous les vendez au fur et à mesure pour acheter des actions à dividendes ?

Merci pour votre retour, à 29 ans on se pose pas mal de question ^^

Mon PEA n’est pas encore plein, mais pourrais l’être facilement si je transvasais une partie de mes actifs CTO.

C’est la raison pour laquelle j’investis sur les 2 supports, puisque l’étape PEA est en partie terminée, et que mon objectif long terme est d’avoir une somme bien supérieure au plafond.

Sur Degiro, j’ai écrit un article spécifique sur la tarification. Il y a certains ETF sans frais (sous certaines conditions). Il y a par contre des frais de change élevés si vous achetez des ETF dans une autre devise. Après chez un bon courtier les ETf ne coutent qu’un euro en moyenne la transaction pour les classiques, donc la fiscalité en sortie a beaucoup plus d’impact. J’ai déjà aussi expliqué les raisons de l’ETF de Ishares sur CTO : émetteur = Blackrock donc beaucoup plus solide que Amundi ou Lyxor, le mode de réplication est directe et non synthétique comme sur PEA, et pour terminer les frais de gestion annuels sont plus faibles, ce qui joue sur le long terme. Cela vient également de l’époque où je voulais séparer mes investissements (Europe sur PEA et Us sur CTO, ce qui n’est plus forcément le cas aujourd’hui).

Ok 🙂
Après, dans le but de se constituer un capital le plus rapidement / facilement possible, fiscalement parlant, des « achats plaisirs » d’actions US ne sont pas forcément un bon plan compte-tenu de l’imposition à la source des dividendes non ?

Tout dépend de la performance de ces investissements. Quand on regarde la performance LT d’Amazon par exemple peu importe la fiscalité c’est intéressant. Il faut néanmoins garder ses positions le plus longtemps possible pour repousser au maximum l’imposition.

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