Comment fonctionnent les ETF synthétiques

Je reçois actuellement beaucoup de questions sur le fonctionnement et le risque des ETF synthétiques. Ceux-ci ont la particularité d’être éligibles au PEA tout en permettant d’investir sur des marchés étrangers (comme les US par exemple).

L’objectif de cet article sera donc d’expliquer comment de tels ETF fonctionnent, et de répondre aux questions fréquentes concernant les risques.

 

Généralités sur les ETF

 

Je rappelle tout d’abord qu’un ETF (Exchange Traded Funds) est un fond d’investissement indiciel (ou dit à réplication passive) qui permet de suivre l’évolution d’un sous-jacent, qui dans la majorité des cas est un indice boursier. L’avantage de ce produit est donc en un seul achat (avec très peu de frais) de posséder tout un indice et donc d’être très diversifié, tout en profitant de manière passive de la tendance haussière des marchés boursiers à long terme.

 

Il existe deux types de suivi pour répliquer les indices :

 

  • Le suivi physique.
  • Le suivi synthétique ou indirect.

 

Dans le premier cas, l’émetteur de l’ETF (donc le gérant du fond) achète directement toutes les positions de l’indice (en respectant les pondérations) pour le répliquer. On parle de suivi physique car le gestionnaire détient réellement toutes les positions de l’indice. Dans le cas du S&P500, il possèdera donc en portefeuille les 500 actions pondérées par leur capitalisation boursière. C’est très simple à comprendre.

 

Le deuxième cas est celui qui nous intéresse ici, la réplication synthétique (ou indirecte). Le mot synthétique a une connotation négative, c’est pour cela qu’il est préférable de dire indirecte. Il est important de comprendre son fonctionnement car elle a énormément d’avantages dans un PEA.

Théoriquement, les actions éligibles au PEA doivent avoir leur siège dans l’UE. Néanmoins, grâce à l’intelligence financière, il est possible d’investir à l’étranger, notamment sur le marché Américain (nous prendrons l’exemple du S&P500), tout en profitant de la fiscalité du PEA.

 

 

Le fonctionnement général des ETF synthétiques

 

Tout d’abord, je tiens directement à préciser (contrairement à ce que l’on entend parfois) qu’un ETF synthétique n’est pas un produit dérivé, ni un produit risqué qui contient du vent.

Nous allons prendre l’exemple de l’ETF de Lyxor S&P500 PSP5.

L’émetteur de L’ETF (Lyxor dans ce cas) va acheter de manière physique (détention au réel) des actions Européennes à hauteur de 75% pour respecter les critères d’éligibilité au PEA. Ce sont ces actions qui vont composer l’actif du fond. On peut trouver la liste des entreprises dans la rubrique « Actifs du fond » sur la page internet de Lyxor.

 

Voici ce que l’on trouve :

 

actif ETF synthetique

 

Ce sont généralement des grosses capitalisations très liquides.

 

Ensuite, l’émetteur va contacter une ou plusieurs contrepartie(s), souvent une banque ou une institution financière (ici c’est la Société Générale), pour établir un contrat de SWAP.

Ce contrat est un accord entre l’émetteur et la contrepartie, qui moyennant rémunération, permet à l’émetteur d’échanger la performance de son panier d’actions Européennes contre la performance d’actions Américaines du S&P500 détenues en physique par la contrepartie.

Ce contrat de contrepartie est renouvelé chaque jour.

Pour que la contrepartie ne subisse pas de risque de mauvaise performance des actions Européennes, elle va généralement prendre une position « short » (de vente) sur ces actions de manière à avoir une performance neutre.

 

Cela permet au final aux investisseurs comme vous et moi de pouvoir posséder indirectement des actions US en PEA, tout en respectant de manière directe le fait d’être investi sur des actions Européennes. C’est de l’intelligence financière.

On peut accéder à tout moment à la composition de l’indice suivi via le swap dans la rubrique « Informations sur l’indice ».

Voici ce que l’on trouve :

 

composition ETF synthetique

 

Cela correspond donc bien aux composantes du S&P500.

 

Les risques des ETF synthétiques

 

Nous allons maintenant aborder tous les risques possibles et répondre aux questions fréquentes.

 

Que se passe t’il si la contrepartie fait faillite ?

C’est ce que l’on appelle le risque de contrepartie. Tout d’abord, les émetteurs ont généralement plusieurs contreparties différentes pour réduire ce risque. Mais si cela arrive, voici ce qu’il se passe.

Le Swap devient impossible à faire et votre ETF n’arrivera plus à suivre l’indice S&P500. Au lieu de cela, il suivra l’indice réel des positions du fond, donc les actions Européennes évoquées plus haut. En gros c’est comme si l’ETF se transforme en ETF Europe.

Ce n’est donc pas un risque avec de lourdes conséquences, au pire on revend et on rachète un autre ETF US.

 

Que se passe t’il si l’émetteur fait faillite ?

Cette situation peut également faire peur, mais n’est en réalité pas si grave. En effet, en tant que détenteur de cet ETF vous détenez en direct des parts d’actions Européennes, ce n’est pas du vent. En cas de faillite de l’émetteur (ici Lyxor), l’ETF va être disloqué mais vous vous retrouverez sur votre PEA avec toutes les actions Européennes en direct (en non plus en ETF comme au-dessus). Il vous restera donc à revendre chacune des actions si vous le souhaitez, puis reprendre un ETF chez un autre émetteur.

 

Que se passe t’il si mon courtier fait faillite ?

A nouveau, vos titres sont bien réels. Si votre courtier fait faillite, ils seront simplement transportés chez un autre courtier de votre choix.

 

Comment un ETF US (ouverts aux heures de Paris) arrive à suivre la bourse US (ouvertes à des heures différentes)

L’ETF ne suit en réalité pas au jour le jour de manière exacte l’indice. Chaque jour il y a des corrections en fonction de ce qui s’est passé la veille après la clôture de Paris, puis utilise également dans la journée le marché des futures correspondant à la bourse US. Le marché des futures représente tous les échanges faits en avant bourse (avant l’ouverture de Wall Street) afin de donner les tendances que le marché va prendre.

 

Pourquoi même sur quelques jours les performances de l’ETF et du S&P500 sont différentes

Il faut bien comprendre que même si votre ETF est coté en euro, il est en réalité 100% en dollar. Il est simplement converti chaque jour en euro en fonction de la parité EUR/DOL.

Si le S&P500 prend par exemple 1%, à iso parité votre ETF devrait prendre 1%. Mais si l’Eur/Dol baisse (le dollar monte de 0.2% par exemple) votre ETF va gagner 1.2%.

Il existe des versions hedgées de ces ETF pour ne pas subir les effets de change, mais cela augmente les frais de l’ETF. Ce n’est également pas intéressant car l’Euro ne fait que se déprécier face au dollar depuis longtemps. L’économie Américaine est bien plus dynamique et le dollar reste la monnaie des affaires, toujours très recherchée. La tendance devrait donc durer.

 

 

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62 commentaires

merci matt pour cet article..
Je vais clôturer mon cto et mettre des etf sur mon pea, je ne subirai plus le racket de 30% sur div et pv…
merci

C’est certain que c’est plus simple, mais tu subiras quand même le prélèvement des 17,2% tôt ou tard 😉

Merci Matthieu pour cet article très clair!
Tu ne parles pas des dividendes, comment sont-ils traités pour des ETF physiques ou synthetiques?

Bonjour Lolo,

Pour les ETF capitalisants les dividendes sont réinvestis. On ne touche donc pas de dividendes puisqu’ils sont réintégrés dans l’indice. Dans le cas des ETF distributifs, on touche des dividendes que le suivi soit synthétique ou physique. Mais l’indice chute d’autant tout comme avec les actions. Il y a parcontre des précomptes à la source subis. Globalement les ETF distributifs ont très peu d’intérêt (pas de controle sur le rendement, la composition, date de versement…).

Bonjour Matthieu

Des dividendes possibles dans un ETF synthétique? Tu disais le contraires en janvier dans l’article https://etre-riche-et-independant.com/meilleur-etf-pea
Peux-tu stp indiquer ce qui est correct? Merci

Bonjour Olivier,

C’est possible mais relativement peu fréquent. Mais comme je le répète souvent, aucun intérêt de prendre un ETF avec des dividendes. On subit une retenue à la source et on perd l’intérêt de capitalisation de l’ETF.

Bonjour,

Merci pour touts ces articles.

J’ai une petite question concernant les ETFs, dans un de vos articles vous présentez l’ETF world AMUNDI MSCI WORLD UCITS ETF (EPA:CW8) où le prix se situe vers 270€ en ce moment. Je viens de tomber sur un commentaire où ils parlent de l’ETF world AMUNDI INDEX MSCI WORLD UCITS ETF (EPA:MWRD) où le prix est vers 60€

Qu’elles sont les différences entre ces 2 ETFs ? Car en cherchant je n’ai pas trouvé.

Merci d’avance

Bonjour, la différence est que MWRD est à réplication physique et non synthétique comme CW8. Du coup il n’est pas éligible au PEA.

Merci pour ce nouvel article,

Si j’ai bien compris, en cas de faillite de l’émetteur, nous récupérons les actions en direct, est ce que notre courtier va appliquer des frais ? action par action ?

Bonjour,

Non lors de la récupération des titres en théorie ils sont déjà détenus en propre puisque vous possédez des parts de l’ETF, il n’y aura donc pas de transaction d’achat et donc pas de frais.

En fait c’est un peu comme si vous détenez une action qui se split en plusieurs. Par exemple ceux qui détenaient Atos il y a quelques temps ont automatiquement reçu des actions Worldline en portefeuille lors de la cession. Les actions apparaissaient automatiquement en portefeuille et sans frais de courtage.

Bonjour Matthieu!

Vous devez me voir de plus en plus vous poser des questions ahah! Je parcours avec motivation l’ensemble de votre blog, une mine d’or.

J’avais cette fois-ci une question concernant la gestion d’un ptf ETF. J’ai pour ambition d’investir sur 20-30 en DCA dans les ETF en mode gestion passive mais pas trop non plus car je remarque que l’indice MSCI World ne compte que pour les pays développés et les bigs caps.. J’ai bien envie d’ajouter une ligne (pas 2 car après les frais seront trop élevés pour mes petits apports mensuels d’environ 500€ au début).

Alors voilà le dilemme: vaut-il mieux, selon vous, rajouter une ligne Small&Mid Caps pour les pays développés histoire d’avoir une bonne diversification au niveau des capi OU rajouter une ligne World emerging markets pour une diversification géographique plus globale?

Bonjour Léo,

À titre personnel je n’aime ni l’un ni l’autre car ce sont des indices peu performants (surtout en phase baissière) et ultra volatiles. Le World contient déjà plus de 1000 entreprises à travers le monde, c’est bien suffisant. Mais à choisir je prendrais quandmême les émergents.

Merci pour cet article éclairant sur les ETF synthétiques. Je vois une question à vous poser considérant le principe décrit : ce mode de fonctionnement n’est-il pas de nature à permettre certaines grosses impostures ? Pour prendre un exemple concret dans le PEA, il existe un ETF bien connu, nécessairement synthétique et vendu comme ISR autour de la thématique de l’eau : « Lyxor PEA Eau (World Water) UCITS ETF – Capi. » (FR0011882364). En achetant des parts de cet ETF, on peut légitimement espérer prendre une (petite) part dans chacune des structures dont l’activité compose cet indice ou, à tout le moins, on peut penser investir plus ou moins dans ce domaine. Mais le fait que l’ETF soit synthétique peut signifier qu’on n’a possiblement qu’un Canada Dry d’ETF ISR en portefeuille : on croit être vertueux, mais on ne détient que des valeurs européennes dont le pédigrée peut s’avérer non seulement totalement étranger au domaine visé, mais aussi fort peu écoresponsable finalement (un peu de Volkswagen, un peu de Dassault, un peu d’Airbus, etc., l’important étant d’être – financièrement – « liquide ») ?

Bonsoir Erwanatas,

C’est une excellente remarque. En effet, lorsque vous achetez un ETF synthétique ESG ISR vous ne détenez pas au réel ces entreprises. Néanmoins, disons que l’importance de ce biais dépend de vos motivations d’investir sur ces thèmes.

Si c’est parce que vous pensez que ces entreprises sont « d’avenir » et vont donc bien performer en bourse, au final vous vous moquez du mode de réplication. L’important est que votre choix stratégique rapporte.

Si c’est parce que vous souhaitez soutenir ces entreprises (sans notion de retour sur investissement), là d’accord c’est génant puisque vous n’aidez pas les entreprises voulues. Dans ce cas il reste une solution : investir sur un tel ETF physique sur CTO.

Oui, le CTO, avec une fiscalité significativement moins avantageuse malheureusement. Merci de votre réponse rapide.

Cette « distanciation » entre l’ETF synthétique et les structures réelles dont il est un pâle reflet appelle une autre question : qui détient des parts d’ETF synthétique court-il un quelconque risque de perdre toute sa mise (comme on peut le lire dans les DICI), par exemple suite à la faillite d’une ou plusieurs des structures réelles dont l’activité compose l’indice sous-jacent ? Autrement dit, outre la protection liée à la grande diversification permise par nombre d’ETF (je pense plus au Stoxx 600 qu’au CAC40) dont bénéficie l’investisseur, l’ETF synthétique n’ajoute-t-il pas la protection de son caractère lointain, quasi virtuel ?

Non il n’y a pas de risques supplémentaires. Ils sont tous mentionnés en fin d’article. Si une entreprise de l’ETF fait faillite, elle sera replacée par une autre. Un indice ne peut pas tomber à zéro contrairement à une action individuelle.

Mon intuition est plutôt qu’il y a (encore) moins de risque qu’avec les ETF physiques.

Bien sur, si on a le choix il faut privilégier les ETF Physiques (ça réduit le nombre d’intermédiaires et donc le risque). Mais en PEA on a pas vraiment le choix si on veut investir hors Europe puisque sinon c’est non éligible.

Merci encore de vos réponses.

Hello Matthieu, excellent article !

Du coup en conclusion, selon-toi pour un débutant qui ne veut pas se prendre la tête, il vaudrait mieux partir sur un tracker ETF World Synthétique sur un PEA…
Plutôt que sur le même ETF World en Physique en CTO ?
Puisqu’on économise 12.5% sur la somme finale.
(sachant qu’il y aura quand même un peu plus de frais sur PEA car broker français)

Bonjour Roro,

Pour un débutant qui ne veut pas se prendre la tête, et même pour quelqu’un de confirmé, un ETF World synthétique sur PEA suffit largement. Le CW8 d’Amundi est très liquide et a un bel encours. Le risque me semble vraiment minime en contrepartie de l’économie de fiscalité. Évidemment si votre PEA est plein et que vous devez passer par un CTO il vaudra mieux ensuite prendre un émetteur comme Blackrock (Ishares) avec un World physique.

Bonjour Matthieu,

Une question me taraude quand au fonctionnement de la cotation d’un ETF. En effet, ce dernier s’échange comme une action, il y a un carnet d’ordre, des acheteurs et des vendeurs.

Imaginons un ETF.
Imaginons qu’une part de cet ETF vale 10€, s’il y a beaucoup plus d’acheteurs que de vendeurs, la valeur d’une part de cet ETF ne devrait-elle pas augmenter? (Indépendamment de la valeur de l’indice sous-jacent)

Bonjour Léo,

Non l’ETF suis le cours des actions, le fait d’acheter un ETF n’augmente pas sa valeur de manière directe. C’est plutôt l’inverse, acheter un ETF conduit à l’achat des actions et peut les faire monter. Il y a cependant un carnet d’ordre donc si beaucoup d’acheteurs et peu de vendeur, vous risquez de payer un spread élevé et d’acheter l’ETF au dessus de sa cotation.

Bonjour Matthieu et merci pour la qualité des informations que tu enseignes. Je recherchais depuis longtemps cette qualité de contenu. Etant moi-même ingénieur je suis content de découvrir ton blog.
Juste une question sur les ETF, que penses-tu de l’interview de Michael Burry dans Bloomberg et son avis sur le fait que les ETF sont les prochaine bulle à éclater … ?
Merci

Bonjour Paul,

Les ETF n’ont rien d’une bulle. Tout d’abord, lorsqu’on les achète, on fait monter le marché de manière uniforme puisque l’on achète toutes les actions dans les mêmes proportions (capi-pondéré).

Ensuite, ils s’échangent selon l’offre et la demande. Donc en cas de revente le marché chute également. Je ne vois donc pas pourquoi les ETF seraient une bulle. Si le marché est actuellement cher, c’est surtout pour 2 raisons :

– augmentation du PER non pas à cause des prix mais à cause de la chute des bénéfices.

– augmentation du marché à cause de la baisse des taux d’intérêts.

Je dirais plutôt que c’est le marché obligataire qui est en bulle avec les taux négatifs…

Merci pour ta réponse.
Oui, avec les systèmes de pondération (pour ne pas acheté en masse les petites compagnies et faire monter leur cours artificiellement) et autres, j’ai envie de rejoindre aussi le « camp » de ce qui ne voit pas la bulle dans les ETF. Mais le fait que ce soit Michael Burry qui le mentionne me titille. Ce n’est pas n’importe qui.
Je me demandais s’il parlait de tous les ETF ou simplement il sous-entendait surtout les ETF synthétiques par rapport à la bulle et le crash mais ton explication soutient le contraire. Le terme ETF synthétique me dérange car il me rappelle le terme CDO Synthétique…. enfin bon ce ne sont évidemment pas les mêmes produits. N’y a-t-il pas un danger que les contrats de swaps avec les banques cassent ? Et auquel cas, détiendra-t-on vraiment des parts des entreprises européennes ? Je me sentirai moins inquiet si j’étais convaincu qu’on détenait réellement les actions des différentes entreprises et non pas une sorte de confirmation papier qui dirait que c’est pareil, sauf le jour où la banque / l’organisme décide/vote d’une manière ou d’une autre que ce n’est plus le cas afin de survivre en cas de crise etc.

Re Paul,

Je vous invite à relire les risques dans le bas de l’article. Le mot synthétique est tendancieux, vous détenez bien des actions en direct (les Européennes). C’est pour cela que le terme « indirect » est mieux.

En cas de fin du swap, comme évoqué dans l’article, l’ETF suivra les actions Européennes de l’actif.

Le mieux évidemment si on veut limiter les intermédiaires est de prendre un ETF physique chez Ishares (Blackrock) sur CTO.

Hello Matthieu,

Je me pose deux questions. Beaucoup de personnes utilisent une couverture pour se protéger : 60% ETF S&P500 par exemple avec 40% ETF treasury bond 20y US. Cependant comme cet ETF TLT obligation n’existe pas pour le PEA, certains remplacent par de l’assurance-vie. Pourtant cela n’a aucune ressemblance ? Connaissez-vous la raison de cette allocation ? Une Obligation US peut varier à la hausse ou à la baisse généralement de manière décorrélée des actions d’où la couverture alors que l’assurance-vie en fond euro n’évolue pas.

Deuxième, j’ai recherché une ETF répliquant les « midcap US value » cotant en USD pour compte-titres. En connaissez-vous un ?

Bon week-end.

Henri M.

Bonjour Henri,

Les fonds euros des assureurs sont en réalité des obligations qu’ils achètent. Ce sont eux qui subissent les fluctuations et qui garantissent un montant. Par exemple, ils peuvent très bien gagner 3% une année et vous reverser 1,5%. À l’inverse ils peuvent perdre 2% mais vous reverser quand même 1,5%. Avec la baisse des taux d’intérêts, ils perdent de plus en plus souvent d’argent et c’est pour cela que les rendements garantis diminuent.

Concernant votre ETF, cela existe sûrement en CTO mais je n’ai pas de références. Néanmoins, c’est surtout le Big Growth qui fonctionne. La value est morte depuis longtemps avec l’accès à l’information et surtout avec les taux d’intérêts faibles ou négatifs. Ce sont les entreprises de croissance qui en profitent puisqu’elles peuvent croître rapidement et quasi gratuitement en s’endettant.

Bonjour Matthieu,

Merci pour votre retour.

Pour l’assurance vie : on est bien d’accord, du coup cela ne sert pas de couverture de la même manière que le TLT peut le faire dans une stratégie portefeuille permanent. J’espère avoir bien compris.

Pour l’ETF et votre remarque sur les valeurs croissantes qui fonctionnement mieux actuellement : je vous rejoins complètement. Maintenant toute chose a une fin et un jour ça va se retourner. D’avoir un peu de value, c’est une protection malgré tout. Après associé cela aussi à des valeurs de croissance qui peuvent acheter tout ce qui passe sur leur passage est certainement une bonne idée.

A bientôt

Henri M.

Bonjour,
Tout d’abord merci de votre article très détaillée.
De ce que je comprends, vous ne conseillez pas d’acheter un ETF qui distribue des dividendes, avez vous une raison? Puisque dans votre PEA ou CTO, vous prenez que des actions qui ont des dividendes “raisonnables”, donc le fait d’acheter les ETF non dividendes est pour une autre stratégie?
Donc, ce qu’on gagne après x années si on n’investit“ que dans les ETF est leur valeur boursière en sortant?
Désolé mais je n’ai pas encore compris la vision de rentabilité sur les investissements sur les ETF (je comprends c’est quoi des ETF mais Je suis perdu dans le comment ça se rémunère ou quel est le profit/value qu’on pourra en tirer).
Merci d’avance,

Bonjour,

Le but des ETF est de capitaliser et donc de gagner de l’argent via des plus-values. C’est donc intéressant lorsqu’on est jeune pour se constituer un capital. À l’inverse l’approche dividende est à conseiller quand le capital est déjà atteint dans le but de recevoir du cash tous les mois et de d’en vivre.

Les ETF capitalisants réinvestissent automatiquement les dividendes et sans taxes, c’est tout l’intérêt. À l’inverse les distributifs vous les versent mais vous payez un précompte dessus avec une perte fiscale. C’est donc inutile si vous comptiez les réinvestir. Surtout qu’en général ils sont focalisés sur les entreprises plus risquées à rendement élevés, c’est donc un mauvais choix.

Merci de votre réponse.
Donc si pour un capital <10k, investit dans ETF est conseillé pour le faire grossir si je comprends bien. Et donc le principe est tjrs de suivre son cours pour vendre/racheter au bon moment ou vaut mieux laisser (sans besoin trop d’en regarder) pour 4-5 ans?
Avez vous un conseil pour grossir le capital (apport?, ou…?) ?
J’ai regardé à travers de vos articles: Votre capital bousier est au tour 100k euros et le dividende vous rémunère 1-2k/An et votre objective et d’ici 10-15 ans d’avoir un rev passif des dividendes de 2k/mois. Quelles sont les méthodes à me (nous) conseiller? (Sur tout à votre âge car j’ai 10 ans plus de vous et me semble pas trop jeune pour mettre le nez de dans 🙁 )
Merci,

L’objectif est d’investir à long terme donc d’acheter chaque mois des parts d’ETF et de miser sur la hausse de la bourse sur plusieurs années/décennies. La bourse est structurellement haussière à long terme.

Dans mon cas j’investis le plus possible chaque mois dans des actions de croissance dont les cours de bourse devraient être à la hausse dans les prochaines décennies. Je ne m’intéresse plus vraiment au montant actuel de mes dividendes puisque je privilégie la croissance au rendement. C’est important lorsqu’on est jeune. Ensuite, il faudra faire un basculement et faire l’inverse lorsqu’on souhaitera vivre de son capital.

Merci je comprends le principe mtn. C’est mieux de construire le capital au fur et à mesure en investissant (important) à des valeurs qui ont une croissance potentielle à long term. De ce fait, je peux vous poser 2 questions:
1- Pour quoi les actions des sociétés « nouvelles » ne vous intéressent pas? Par ex: Tesla. Tesla aujourd’hui est (presque) comme Apple il y a 20 ans. Donc est ce qu’il y a 20 ans, vous auriez acheté l’action de Apple? Si oui, vous aurez « surement » une indépendance financière aujourd’hui (Buffet a fait ça sur Apple et il a 40B usd de marge sur Appl)…donc pourquoi pas le cas pour Tesla?
Cette question est pour comprendre le principe d’inv à LT sur les valeurs de croissance comme dans votre réponse au dessus.
2 – Le fait de « répliquer » les actions d’ETF comme dans votre PEA est plus rentable au vaut mieux qu’on achète l’ETF directement?
Puisque ça dépend de banque mais chaque ordre est autour 3-5e ou 1%. Sur le LT est correct mais c’est le cas si on a un capital portant. Sur 5k eu par ex, peut-être vaut mieux prendre directement le « bon » ETF?
Le souci est avec l’ETF, son prix est au cours de la bourse le moment qu’on achète…donc si on achète 29 actions aujourd’hui et le 30ème demain car on pense à sa chute de 20%, peut-être c’est plus rentable votre principe de réplication. Et puis c’est plus flexible aussi…Mais sur un capital <10k, j’aurais besoin votre avis.
Merci,

Bonjour Matthieu,
je n’arrive quand même pas à comprendre comment, par exemple, Lyxor sur son ETF Nasdaq arrive à reproduire la performance de l’indice (qui a la meilleure performance au monde à l’h actuelle) en échangeant des actions européennes qui ont forcément moins de performance. A un moment ils perdent forcément de l’argent à faire ça ?

Bonjour Romain,

Celui qui est perdant dans cette situation n’est pas Lyxor, mais plutôt la contrepartie (Société Générale) car c’est elle qui donne la performance du Nasdaq contre la performance Européenne de Lyxor.

Néanmoins, elle récupère des intérêts pour le faire via le contrat de swap (un taux fixe par exemple). Elle va également shorter les indices Européens de manière à se retrouver avec une performance neutre (elle ne gagnera donc qu’un taux d’intérêt annuel, un peu comme un crédit finalement).

Elle peut également avoir des contraintes réglementaires qui lui obligent de le faire (par exemple si SoGé doit avoir au minimum x% d’actions Européennes dans son actif, elle les détient artificiellement via le swap, ce qui l’arrange donc au final).

VON PLEHN Benjamin

Bonjour Matthieu,
Je me demandais: Puisque les ETF synthétiques sont une « astuce financière », que se passerait-il s´ils interdisaient les ETF synthétiques pour les comptes PEA? Que se passerait-il avec les placements, comme par exemple dans le S&P 500 d´un PEA?

Merci d´avance!

Bonjour Benjamin,

S’ils venaient à être interdits, ils perdraient leur éligibilité au PEA et il faudrait tout simplement les vendre. Dans ce cas, il faudrait passer par un CTO pour acheter des ETF US.

Bonjour Matthieu,
Bravo pour cet article, bien plus clair que ce qu’on peut lire ailleurs.
Je reviens sur le cas de faillite de l’émetteur. Dans un tel cas de figure, nous nous retrouvons donc avec les actions europe « sur les bras », mais à hauteur de 75% seulement de l’investissement non ? (le reste étant constitué par le swap). Il y aurait ainsi une perte de capital…

Bonjour Alaric,

Non dans ce cas les autres actions non éligibles seraient je pense transferées sur un CTO. Les titres vous appartiennent donc rien n’est perdu.

Bonjour Matthieu,
Étant débutant en bourse, je me pose beaucoup de questions sur le fonctionnement des ETF en règle générale.
Mon attention se porte sur le PEA, ainsi que sur des ETF capitalisant portés sur le marché asiatique.
Ayant une approche très long terme ( 20-30 ans ), et pensant que l’Europe ne fera que perdre en puissance face à l’Asie et plus particulièrement la chine ( simple point de vue personnel ), quel conseil me donnerai tu pour bien choisir les ETF appropriés ?
Je ne demande pas une liste précise d’ETF, mais plutôt des points sur lesquels faire attention pour choisir un ETF à la fois liquide et porté sur le développement de l’Asie me permettant à terme de développer un portefeuille rentable.
Merci beaucoup.

Bonjour,

Tous les ETF suivant le même indice feront la même performance, aux frais prets. Il n’y a donc pas de risque à choisir l’un plutôt que l’autre. Idéalement il faut regarder l’encours sur le site des émetteurs et le comparer à celui des concurrents. Plus l’encours est élevé, moins de chance à l’ETF de fermer. Ensuite il faut regarder les frais car cela va directement se répercuter sur la performance.

La référence pour l’Asie en PEA est PAASI de Amundi.

Bonjour Mathieu,
Les performances globales des etf physiques et synthétiques sont proches actuellement dans un environnement de taux bas.
Si un jour l’inflation remonte, la contrepartie bancaire ne pourrait elle pas être plus exigeante sur sa rémunération, et désavantager un peu les synthétiques ? (son métier est de prêter avec marge)
Dans mon cas d’un investissement long terme en AV (pour transmission, malgré des frais), je m’interroge s’il vaut mieux miser sur une AV etf ou titres vifs ?
Merci pour votre blog.

Bonjour Christian,

Vous risquez de sous performer avec des titres vifs, et vous ne pourrez de toute façon pas investir sur une gamme assez large dans le monde. Les ETf sont ce qu’il y a de mieux.

Ensuite pour le taux, celui-ci dépend du niveau des taux d’intérêts et non pas de l’inflation. Ce sont deux choses non corrélées. En général les ETF synthétiques ont des frais de gestion plus élevés, je pense que c’est déjà l’objectif de se couvrir un minimum. Après en AV la majorité des ETF sont physiques donc ce n’est pas genant.

Je pense qu’ils ne pourront pas se permettre de trop augmenter les frais, et de toute façon les taux ne sont pas prêts de remonter, sinon tous les Etats seront en faillite.

Bonjour,
J’ai recherché sur le site d’Amundi les actifs de l’ETF CW8, pour connaitre les actions européennes le composant, mais je n’ai pas réussi à les trouver. Uniquement les composants de l’indice sont accessibles (Apple, Microsoft, Amazon, Facebook,…). Est-ce que vous savez où on peut les trouver ainsi que la contrepartie.
Par avance merci.
Blog très éclairant pour un novice… merci ;-))

Bonjour Christophe,

La contrepartie est BNP et on peut trouver la liste de l’actif sur la page CW8 d’Amundi.

Il faut cliquer ensuite sur « extraire l’actif » et vous aurez un fichier excel.

Merci beaucoup. Il fallait savoir !!!
Mais du coup je me pose une question. Je vois que j’ai déjà certaines des actions qui le compose dans mon PEA : Total, Sanofi, Danone, Vinci, LVMH, Air Liquide. Est-ce qu’il est nécessaire de garder ces titres en direct vu qu’ils sont déjà dans l’ETF ? Dans tous les cas, le fait d’avoir déjà ces titres, modifie la pondération dans l’ETF.

Les titres de l’actif ne servent que pour la contrepartie. L’ETF CW8 va suivre la composition du World et non celle de son actif. Il n’y a donc pas de redondance.

Bonjour Matthieu,

Quelques questions :

1) y a t-il un lien direct entre la liquidité des entreprises constituant l’ETF et l’ETF lui même ou est-ce different ? J’imagine que oui … Exemple : La fermeture d’un ETF est annoncé – que se passe t-il si tout le monde vend en meme temps ? Qui va acheter ?

2) j’ai remarqué que meme des ETF Europe eligibles au PEA etaient synthétiques (sectoriels de Lyxor, MSCI Europe d’Amundi… avez vous des exemples d’ETF PEA physiques « classiques » à me conseiller ?

Merci beaucoup !

Dominique

Bonsoir Dominique,

Non il n’y pas de lien entre la liquidité de l’ETF et des entreprises dedans. La liquidité d’un ETF varie généralement avec son encours (donc l’intérêt des investisseurs pour cet ETF).

En cas d’encours faible, l’émetteur peut fermer l’ETF mais il n’y a aucun risque. Vous revendrez l’ETF au prix et en acheterez un autre. Cela ne fait pas baisser l’ETF puisqu’il suit le cours de entreprises qui le compose. L’encours d’un ETF est bien trop faible pour faire chuter le marché.

Concernant les ETf physiques en PEA, il y a GWT de Lyxor (MSCI EMU Growth). J’en parlerai en détail d’ailleurs dans mon prochain reporting car je vais en acheter.

Les émetteurs Français privilégient souvent le synthétique car c’est plus simple pour eux à gérer, et qu’ils évitent les problèmes type brexit et pertes d’éligibilité (mais le physique est largement préférable quand c’est possible).

Naturellement, j’ai tendance à faire un lien entre liquidité et prix : plus on a du mal à trouver un vendeur, plus le prix baisse.

D’après vos explications, j’ai l’impression que ces deux notions sont completement differentes puisque meme sans offre (comme dans le cas d’un ETF fermé), le prix reste « standard » (car « un organisme » le fixe par rapport aux prix des entreprises concernées?).

Concernant la liquidité : pouvez vous m’expliquer qui (l’émetteur ?) achète quoi (l’ETF ou les actions associées?) quand un ETF ferme ?

Merci !
Dominique

La liquidité d’un produit dépend de son carnet d’ordre et donc du nombre d’acheteur et vendeur.

LVMH est une action très recherchée et donc très liquide. Un ETF peu connu qui va investir sur LVMH pourra être peu liquide si peu de gens s’intéressent à cet ETF. La liquidité de l’ETF est entretenue par l’émetteur et les market maker. Il y aura donc toujours acheteur et vendeur.

Lorsqu’un ETF ferme, on est prévenu généralement plusieurs mois en avance. L’ETf reste coté jusqu’à la fin, et idéalement il vaut mieux le vendre avant. Si vous attendez la fin, c’est en théorie l’émetteur qui rachète les dernières parts en vendant les actions qui composent l’ETF.

Bonjour , j’aurais une question toute bête :

je possède du AMUNDI ETF MSCI WR (LU1681043599) et du BNPP SP500 EURH C ( FR0013041530 ) depuis février 2019.

Aujourd’hui après 1 ans, je ne sais pas comment vérifié si j’ai bien reçu l’effet capitalisant de ces 2 ETF.
comment voir s’ils sont directement ré injecté ? sont ils par mois ? année ?

J’ai une plus value mais je pense que c’est au fur et a mesure ( tous les mois ) quand j’investis que cette plus value est la.

Je voudrais savoir comment l’interêt composé est utilisé dedans ?
Merci !

Bonjour,

Dans les ETF capitalisants le seul gain se fait via hausse du prix de la part. Le dividende est automatiquement réinvesti donc il n’y a pas de question à se poser. Les intérets composés se voient tout simplement avec la croissance de votre capital et donc les PV feront elles aussi des PV.

bonjour
merci pour toutes ces infos
pour l’ETF que tu prends en exemple , est-il recommander de l’avoir dans son portefeuille ou vaut-il mieux un amundi , bnpp ou vanguard ?

Bonsoir,

L’ETF est juste donné a titre d’exemple pour l’article. Vanguard n’est pas disponible sur PeA. Le choix d’un émetteur a peu d’impact, tous les ETF qui suivent le même indice auront les mêmes performances (modulo les frais).

Bonjour Matthieu,
Un point ne me semble pas clair concernant l’inflation. Vous dîtes que lorsque le dollars monte de 0.2% par exemple alors l’ETF va monter (avec la conversion en euros chaque jour). Or lorsque j’achète des actions, c’est l’inverse qui se produit. Le dollars est en inflation et du coup plus il monte et moins la conversion en euros est avantageuse lorsque je revends mes actions US et je suis perdante au change. (Plus le dollars monte et moins j’ai d’euros à la conversion. Ainsi à l’achat je suis gagnante mais à la revente, je dois attendre que le dollars baisse).
Du coup je n’ai pas bien compris comment dans ce cas la conversion peut être favorable. Et si celle-ci se fait en action euro, n’aurait-on pas interêt, dans le cas où le dollars va encore subir une forte inflation, à éviter le SP500 par exemple en PEA pour ne pas subir cette perte ? Je voulais investir sur cet OPCVM ou ETF (j’ai l’impression que les deux sont la même chose), mais du coup je m’interroge.
Merci par avance pour votre réponse et le travail que vous faîtes ici.
Bonne journée

Bonjour Claire,

Inflation et effet de change n’ont pas grand chose à voir. De plus, actuellement c’est l’inverse qui se passe depuis un an : le dollar baisse face à l’euro. C’est donc normal de se retrouver en perte sur le change.

Admettons qu’il y a un an eur/usd était à 1,10 et 1,20 aujourd’hui. Il y a un an avec 1000€ vous achetiez 1100$. Aujourd’hui ces 1100$ ne valent plus que 917€ (1100/1,20).

Il y a donc eu une perte sur le change (sans prendre en considération des variations sur le prix des actifs).

Il existent sinon des ETF pour se couvrir sur le change (par exemple P500H d’Amundi qui est hedgé). Ainsi, vous ne subirez pas le change. Néanmoins cette couverture a un prix avec un frais de gestion plus élevé de 0,1% chaque année de mémoire sur cet ETF.

Maintenant, on peut le voir à l’envers : le dollar est bas, donc a des chances de remonter sur le long terme. Il est peut-être déjà trop tard pour se couvrir, et potentiel vous raterez ainsi toute la reprise du dollar. Personne ne peut le savoir…

Conclusion : il vaut mieux éviter de spéculer sur le change et voir cela comme une diversification de son patrimoine. Il vaut mieux posséder des dollars (qui est une monnaie bien plus solide que l’euro) que seulement de l’euro. Personne ne peut prévoir les évolutions du change sur le long terme, il vaut donc mieux privilégier les zones ou hors change les indices progressent le plus : donc les US et non l’Europe.

Merci beaucoup Matthieu pour cette réponse détaillée.
Je viens de comprendre ma confusion. Lorsque je dis que le dollars monte, en fait c’est le prix qui monte de 1.10 à 1.20 (ce qui signifie effectivement que la valeur du dollars baisse par rapport à l’euro). Par contre il me semblait que l’inflation avait directement un effet sur le change : plus la monnaie augmente et moins celle-ci a de valeur au niveau du change, non ? Ou alors autre chose m’échappe.
En tout cas vous avez raison, au delà des variations du change, c’est le potentiel de développement du marché que je dois prendre en compte, ainsi que ma diversification. Je vais donc rester sur Amundi SP500 (j’essaye de répartir entre Lyxor et amundi… au cas où…). Merci encore pour ces conseils très éclairés et le temps que vous avez pris à me répondre. Mille mercis et bonne journée 🙂

Re Claire,

L’inflation est quelque chose de global, cela n’affecte pas une monnaie plus qu’une autre. L’inflation ne dévalorise pas directement la monnaie, cela signifie que les prix augmentent, et que pour le même montant d’argent on peut acheter moins de chose. C’est donc quelque chose de macro et qui n’a pas forcément d’influence sur le change.

Ce qui a récemment fait baisser le dollar face à l’euro, c’est que les plans économiques Américains sont beaucoup plus ambitieux, ce qui implique une création monétaire plus élevée des banques centrales et donc une circulation plus abondante de la monnaie (dilution).

Merci pour ces précisions 😉

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