Screener action bourse CTO Juillet 2023

Le rôle principal de mon screener est d’attribuer une note globale sur 10 à chaque action afin de les classer de la « meilleure » (bon score) à la « moins bonne » (mauvais score) en combinant de nombreux critères de l’analyse fondamentale.

L’objectif est de mettre en lumière les actions dont les fondamentaux sont exceptionnels et dont le potentiel de croissance à long terme permettra d’obtenir la performance boursière la plus élevée possible.

 

Screener action bourse CTO  Juillet 2023

 

Calculs des scores du Screener

Pour comprendre quels critères sont utilisés afin d’arriver au score global, vous pouvez consulter cet article qui détaille la combinaison de tous les aspects analysés.

 

 

Calcul du Fair Price

Le Fair Price (ou juste prix) représente le prix que l’entreprise devrait valoir aujourd’hui en se basant sur plusieurs critères de valorisation. Ces critères comparent la valorisation actuelle de l’entreprise avec sa valorisation moyenne dans le passé (on regarde donc ici un écart de valorisation en relatif). J’utilise notamment une combinaison du PER historique de l’entreprise, du PSR, de sa variation de prix sur la dernière année, de son levier financier, ainsi que quelques autres critères maison. Idéalement il faut donc chercher à acheter des actions dont le prix n’est pas trop supérieur au fair price.

 

 

Niveau de Valorisation

Le niveau de valorisation permet de savoir si l’entreprise se paye cher en absolu (une valeur peut être sous son fair price calculé plus haut mais avoir tout de même des ratios de valorisation élevés). On regarde donc ici son niveau de prix absolu en utilisant une combinaison de différents ratios (PER, PSR et PEG).

Il se traduit ici par une pastille de différente couleur (vert = pas cher / noir = très cher)

Screener action bourse niveau valorisation

Cela permettra de voir rapidement quelles seront les entreprises qui seront les plus sensibles aux hausses des taux d’intérêts.

 

 

Calcul du Potentiel moyen annuel

Le potentiel correspond à l’espérance de gain annuel moyen de l’entreprise en prenant en compte sa croissance (chiffre d’affaires et bénéfices) ainsi que son niveau de dividende. On peut donc directement le comprendre comme la performance annuelle espérée en Total Return de l’entreprise. Cette valeur est directement à comparer avec les fameux ~8% de performance moyenne annuelle des grands indices boursiers sur le long terme.

 

 

Force acheteuse

La force acheteuse correspond à un Momentum court terme (durée de 1 ans) de l’action en relation avec un indice de référence. L’indicateur correspond à une jauge de 4 barres qui va de 0 à 4. Plus la performance de l’entreprise est élevée par rapport à son indice de référence, plus la jauge est remplie.

 

Screener force acheteuse

Pour l’Europe, l’indice sélectionné est le MSCI World. Pour les US, c’est le S&P500.

Il est régulièrement observé que lorsque le Momentum court terme d’une entreprise est mauvais, elle continue de sous performer pendant un moment alors qu’à l’inverse, lorsque son Momentum est bon, il continue de durer.

L’idée est donc d’éviter d’acheter des entreprises qui ont une force vendeuse temporaire (moins de 2 barres) et de privilégier les actions avec une force acheteuse élevée (3 barres ou plus). 2 barres étant proche du neutre, à savoir la performance de l’indice.

 

 

Variation de classement

Le screener affiche pour chaque entreprise la variation de classement (en score global) par rapport au mois dernier. Les causes qui peuvent modifier le classement sont :

-la remise à jour des fondamentaux suite aux publications

-la variation de momentum d’un mois à l’autre (qui a un impact dans le screener)

 

 

Remarque Générale

 

D’une manière générale, il faut bien avoir en tête qu’une décote importante est souvent signe de risque. Il ne faut donc pas forcément sauter sur l’occasion tête baissée. Le marché n’est pas « aveugle » et s’il applique une décote persistante à une entreprise, il y a peut-être une raison fondamentale derrière. Si une action est très décotée (supérieure à 25%, hors cas de crise évidemment car ce n’est pas vrai si tout le marché est à -25) il faut donc se méfier ou avoir vraiment confiance pour renforcer.

L’indicateur le plus important est également à mon sens la qualité des fondamentaux (score global) et non la valorisation court terme d’une action (fair price). Il vaut parfois mieux surpayer une entreprise de qualité plutôt que de sous-payer une entreprise en déclin.

 

 

 

Voici enfin ce que cela donne sur mon CTO DEGIRO (prix des actions au 23/07/2023) :

 

Dans l’utilisation du screener, on pourrait imaginer vendre toutes les entreprises en dessous d’un certain score car cela signifie que leurs fondamentaux ne sont pas suffisamment bons. On pourrait par exemple fixer cette limite à 6 ou 7/10 pour ne conserver que les meilleures entreprises. De cette manière, le screener serait utilisé de manière totalement factuelle sans aucun biais émotionnel.

Les étoiles correspondent à mes valeurs préférées, jugées les plus qualitatives et les moins spéculatives/volatiles (long historique de performance, bigcaps bien établies). Cela correspondrait aux valeurs que je privilégierais si je devais composer un portefeuille minimal en ne sélectionnant que quelques entreprises dans la liste. Ce sont également les valeurs que je compte renforcer en priorité dans ce contexte incertain de remontée des taux.

Les éclairs correspondent aux entreprises que je considère comme un champion en devenir (uniquement pour mes mid & small préférées), c’est-à-dire que je pense (indépendamment du niveau de valorisation) que l’entreprise aura un brillant parcours boursier sur le long terme et sera une success story (malgré un risque de volatilité non négligeable sur le cours de bourse) et que tous les aspects fondamentaux (croissance, qualité du bilan, rentabilité) sont excellents.

 

 

Changements du mois :

 

RAS

 

Screener action bourse CTO Juillet 2023 1Screener action bourse CTO Juillet 2023 2

 

 

Si vous souhaitez ouvrir un CTO chez DEGIRO en utilisant mon lien de parrainage, contactez moi à etre.riche.et.independant@gmail.com ou passez directement par le premier lien présent sur cette page. Vous ne gagnerez rien mais je toucherais une petite commission à l’ouverture de votre compte, c’est un bon moyen de me remercier si le site ou l’article a pu vous aider.

 

 

Date Publication : 23/07/2023

 

Me contacter pour une question ou pour la rubrique Conseils Boursiers & Services 🛒 :

etre.riche.et.independant@gmail.com

 

 

N’hésitez pas à poster un commentaire.

Si jamais le commentaire ne s’affiche pas directement, c’est normal car je dois d’abord le valider pour qu’il apparaisse (anti-spam).

 

Mentions légales : 

Toutes les informations disponibles sur ce blog sont données à titre indicatif et ne sont en aucun cas des conseils d’achats ou des recommandations au sens de l’AMF.

L’auteur ne saurait être tenu responsable des pertes que pourrait engendrer le lecteur et décline toute responsabilité à l’égard des conséquences éventuelles de l’utilisation du blog.

De plus, les informations pourraient ne pas être actualisées et donc ne fournissent aucunes garanties. Il appartient à chacun de vérifier les données personnellement.

S’abonner
Notification pour
guest

12 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
crozier
crozier
il y a 10 mois

bonjour,
Super intéressant travail, es ce que tu pourrais nous fournir ton calcul pour le Fair Price ?

Fred
Fred
il y a 10 mois

Bonjour Matthieu, tous

Les marchés boursiers volent de record en record, et pourtant je continue de lire sur bon nombre de forums toujours les mêmes rengaines et les mêmes interrogations de la part de personnes qui ne comprennent pas la hausse (et qui voudrait expliquer pourquoi en réalité cela devrait baisser), qui ne s’expliquent pas la réaction des marchés à la dernière hausse de taux, que la récession arrive, que le pire est à venir etc … etc … in fine, toujours cette « logique » de haïr les bulls markets parce que l’on n’est pas investi alors que le train est parti et que l’on est sur le quai.

C’est désespérant, cette persistance à vouloir prédire le futur de l’économie et à vouloir prédire la réaction des marchés boursiers à ces mêmes prévisions économiques. Personne, personne n’est capable de telles anticipations, et pourtant il y a toujours autant de personnes qui continuent à vouloir le faire pour définir une allocation tactique de leur PF (quand rentrer et sortir au bon moment, et sur quelles classes d’actifs, par opposition à une allocation fixe dite stratégique qui consiste simplement à être investi en permanence et à rebalancer si besoin entre les compartiments de son PF).

Ces personnes n’ont toujours pas compris la nature d’un indice boursier et sa structure (composition, poids, espérance mathématique) qui est fondamentalement haussière, sauf ruine complète de l’activité humaine. Elles n’ont toujours pas compris que les marchés au sens indiciel passent la majeur partie du temps proche des plus hauts, et s’il est difficile pour un débutant d’investir dans les périodes de baisses (car le climat est à la panique), il est d’autant plus difficile pour un investisseur plus aguerri de continuer à investir même sur les plus hauts car c’est bien connu, « le krach arrive » (pour reprendre le titre d’une file de discussion) : personne n’en sait rien, et peut être qu’en ce 27 juillet 2023 nous sommes à des niveaux indiciels qui sont les plus bas des prochaines années.

Bref, pour réussir à investir en bourse, je continuerai toujours à répéter la même chose, il faut être investi en bourse. Point final, il n’y a aucun secret : acheter diversifié, et attendre. Et surtout, il faut arrêter de vouloir prévoir, anticiper, expliquer les mouvements de marchés. C’est totalement futile et vain.

« Les gens perdent plus d’argent à vouloir anticiper les baisses que pendant les baisses elles mêmes » P. Lynch. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’en 2023 !! Et cette année 2023 est aussi une nouvelle illustration que statistiquement, il est préférable d’investir la totalité des fonds disponibles sans attendre, plutôt que d’étaler son investissement, ce qui ne fait que repousser à plus tard le moment où l’on sera exposé à 100% dans un marché indiciel structurellement haussier, avec un krach qui arrivera peut être le jour suivant votre dernier investissement partiel (l’étalement dans le temps de l’investissement n’aura alors servi à rien, et ce à double titre : vous avez gagné moins et vous êtes quand même exposé à une forte baisse qui peut arriver n’importe quand).

Bonnes vacances à tous.

Dernière modification le il y a 10 mois par Fred
David
David
il y a 10 mois
Répondre à  Matthieu

Bonjour Matthieu, je découvre ce site avec des commentaires qui sont très bien argumentés.

Concernant le fait de pricé le marché, difficile de le prévoir mais il y a des signaux assez forts, pas seulement au niveau de l’analyse graphique mais également sur des évènements majeurs (covid, conflit Ukrainien, etc…), ou parfois il est préférable d’alléger certaines positions afin de pouvoir libérer du cash pour acheter plus bas lors de reprises.

Fred
Fred
il y a 10 mois
Répondre à  David

Bonjour David

Votre message est une contradiction et reflète ce que j’ai écrit plus haut : vous dites qu’il est difficile de prévoir (jusque là on est bon) … mais … il y aurait quand même des signaux assez forts, de l’analyse technique, des évènements majeurs qui font qu’il serait possible de sortir pour acheter plus bas (donc vous dites l’inverse de précédemment).

1/ Le problème des évènements, c’est soit ils sont déjà anticipés par les marchés et donc les prix en tiennent déjà compte, soit ils sont parfaitement imprévisibles et donc vous ne les connaissez qu’à postériori une fois que le marché à déjà réagi. Dans les 2 cas, vous serez toujours « en retard ».

2/ Le problème de se dire que l’on va acheter « plus bas », c’est où, à quel niveau, quand ? Peut être que ce plus bas ne va finalement pas arriver … Quand vous lisez un graphe historique avec le recul du passé, vous êtes parfaitement capable d’identifier les mouvements, les tops de marchés, les points bas etc … mais quand vous y êtes au moment présent, sans avoir la partie « à droite » du graphe, vous ne savez jamais ce qui va se passer dans le futur. Est ce que la baisse qui commence va être forte ou pas du tout (sachant que quand ça baisse, tous les médias vous disent que ça va baisser encore plus fort? Est ce que c’est le point bas ? Est ce que les plus hauts vont être dépassés ? A court terme, vous n’en savez strictement rien. A postériori, quand vous avez le bas et le rebond sur un graphique, tous les creux vous apparaissent comme des opportunités qu’il fallait saisir, mais quand vous les vivez en direct, sans savoir quand la baisse va s’arrêter, tous les creux vous apparaissent comme des périodes de dangers pendant lesquelles il faut sécuriser sont PF …

Il y a un speech de J. Bogle que je recommande souvent, qui s’appelle « The Dream of a Perfect Plan » et qui illustre exactement cette problématique pour les investisseurs. A ne pas vouloir se contenter d’un bon plan d’investissement (qui suffit déjà à obtenir ses objectifs long terme), trop de gens font des plans sur la comète pour construire le « meilleur » plan en s’imaginant qu’ils vont pouvoir anticiper, allouer, choisir tout ce qu’il y a de mieux à l’instant t sur les marchés financiers. Mais comme c’est strictement impossible, ils vont chasser la performance passée et être à contre temps du marché, ils vont faire au final beaucoup moins de performance que ceux qui auront eu la sagesse de se contenter d’un simple « bon » plan et qui seront restés investis sur le long terme sans être victimes de tous les biais comportementaux qui ruinent notre PF. Cet article, en anglais, vaut vraiment la lecture.

3/ En ce qui concerne les valorisations qui seraient hautes (quel que soit l’indicateur choisi), j’ai déjà pris cet exemple mais il est tellement frappant que je vais le répéter. Quand on parle de marché en bulle, d’irrationnel et de krach, on parle souvent de la bulle des valeurs internet des années 2000 et du krach sur le Nasdaq qui a suivi. Au milieu des années 1990, le marché était déjà très cher, le patron de la FED Greenspan parlait dès 1995 de « Irrational Exuberance » pour avertir les investisseurs que le marché était trop haut et qu’il aller baisser. Quelqu’un qui l’aurait écouté et qui aurait utilisé les ratio de valorisation serait probablement sorti du marché. Ensuite, de 1995 à 2000, le Nasdaq est monté de plus de 1000% (!!), hausse que vous auriez donc manqué, pour ensuite se kracher de plus de 85%. Et là vous vous dites, OK j’aurais manqué la hausse mais j’aurais aussi évité la baisse. Sauf qu’au point bas de 2002, le Nasdaq était plus haut de plus de 100% par rapport à 1994 avant le début de la bulle, soit un rendement de plus de 10% par an au final. Est ce qu’avec de l’analyse technique, des signaux forts ou autres vous auriez été capable de rester investi, de sortir intégralement au top de marché puis de rentrer à nouveau pratiquement sur les plus bas ? J’en doute … sachant qu’entre le bas de 2002 et fin 2003, le Nasdaq reprenait plus de 90%, illustrant à nouveau le fait que les plus fortes hausses arrivent le plus souvent juste après les fortes baisses, et s’imaginer que l’on va réussir à capter seulement les mouvements qui nous intéressent en sortant et puis rentrant au bon moment est une illusion.

Si vous voulez un exemple moins extrême que le Nasdaq, prenez le SP500 NR (que vous pouvez approximer avec le SPY) : du top de 2000 au bas de 2002, le marché a baissé de 50%. Mais au bas de 2002, la marché était en hausse de plus de 95% par rapport au début de la bulle en 1995. Là encore, sans rien faire, vous faisiez pratiquement plus de 10% annualisés, ce qui est un peu moins que le rendement long terme historique. Un an plus tard, fin 2003, le SPY était 45% plus haut, portant la hausse sur 9 ans depuis 1995 à 180%, soit un rendement annualisé de 12%, soit exactement le rendement historique du SP500NR. Pour faire ça, il vous fallait être investi à 100% du point bas de 2002 jusqu’à fin 2003. Est ce qu’avec un timing de marché vous auriez capté l’intégralité de cette hausse 2002/2003 avec l’intégralité de votre PF, c’est très peu probable. C’est exactement ce qui est en train de se passer en 2023 avec un Nasdaq qui a repris pratiquement 50% depuis décembre 2022, alors que tout le monde fin 2022 le voyait continuer sa chute à cause de l’inflation, de la hausse des taux, de la récession (etc …) et maintenant vous avez des forums entiers d’investisseurs qui « crachent » sur ce bull market car ils croyaient pouvoir timer le marché, ils n’y sont pas arrivés, et maintenant le train est parti sans eux … et ils ne veulent toujours pas investir car ils trouvent que c’est trop cher, attendent une correction pour enfin se positionner, correction qui ne viendra peut être jamais. Au final, leur performance est bien inférieure à celui qui a conservé son investissement et surtout qui a continué à acheter « sans réfléchir » pendant toute la correction de 2022.

Bref, vous l’aurez compris, l’allocation tactique de son PF en fonction du marché est une chimère, personne n’y arrive … Le problème qui est à la racine de tout ça, c’est que les gens ne tolèrent pas la volatilité à court terme de leur PF (cela s’appelle l’aversion à la perte, c’est inscrit dans nos gènes de part notre instinct animal de survie) et donc ils veulent absolument construire une technique qui leur permettra d’avoir le moins de retracement possible de leur capital. Mais c’est impossible. Il faut accepter la volatilité court terme des marchés financiers, c’est le prix émotionnel à payer pour bénéficier du rendement à long terme du capitalisme. Accepter la volatilité est pratiquement la seule difficulté de l’investissement boursier, qui à la base est une opération très simple à réaliser, mais difficile à maintenir à cause de nos émotions. Quand je discute avec pas mal de personnes et que je leur dis que le SP500NR c’est plus de 12% annualisés depuis les années 70 (période où les US ont abandonné l’étalon or ce qui a changé les politiques monétaires), ils pensent que pour avoir ces 12%; il faut être investi seulement pendant les périodes de hausses : mais non, 12% annualisé, c’est baisses et krachs compris ! Et si vous investissez tout le temps, pendant les périodes de baisses et surtout pendant ces moments là, vous faites plus (alors que quelqu’un qui veut timer le marché aura tendance à sortir à ce moment là tout en loupant le point bas qui est imprévisible). Et avec 12% annualisés sur le long terme, grâce à la nature exponentielle de l’évolution du capital, vous avez largement assez pour obtenir des objectifs réalistes sans avoir besoin de spéculer et/ou de timer le marché, activités qui vous feront plus de mal que de bien.

Dernière modification le il y a 10 mois par Fred
Nasdaq
Nasdaq
il y a 10 mois
Répondre à  Fred

Attention, tous ces techniques (DCA – Buy and Hold) ne sont valables qu’en investissement indiciel large.

Fred
Fred
il y a 10 mois
Répondre à  Nasdaq

Bonjour Nasdaq

Vous avez parfaitement raison de le souligner. En particulier le fait que continuer à acheter pendant les baisses est une bonne chose uniquement sur de l’indiciel, et surtout pas sur des titres individuels (dont on a aucune garantie sur le fait qu’ils vont remonter ensuite).

Ceci est cohérent avec la position que je défends à longueur de commentaires sur ce blog : ne pas faire de stock picking, s’en tenir aux fonds indiciels. C’est la façon la plus simple ET la plus efficace pour investir en bourse (les deux étant liés).

Pour l’anecdote, je suis en train de lire le dernier livre de Jonathan Clements « My Money Journey » où il retrace le parcours de dizaines de personnes qui ont atteint la liberté financière au cours de leur vie. Des débuts différents, des parcours différents, des erreurs différentes mais un point commun à tous : à la fin, ils ont tous fini par être des « indexers » en actions. Il n’y a pas de mystères, la pratique et l’expérience amènent à la même conclusion : l’investissement indiciel, en plus d’être la façon la plus simple d’investir, est la façon optimale et la plus efficace d’allouer son capital. Cela a été démontré il y a des décennies par des académiques et prix Nobel d’économie (Paul Samuelson, Eugène Fama, William Sharpe), cela a été démocratisé pour les particuliers par Jon Bogle, cela est vérifié par les enquêtes Spiva et Morningstar (qui certes analysent les résultats des professionnels et non des particuliers, mais on peut douter que ces derniers fassent mieux que les pros même avant frais). Cet état de fait est maintenant largement connu grâce au net, à YT, aux blogs, aux livres US disponibles en pdf (ce qui n’était pas le cas il y a plus de 20 ans quand j’ai débuté en bourse) et pour moi, c’est toujours aussi incompréhensible qu’il y ait encore autant de particuliers qui s’imaginent pouvoir faire un stock picking rentable (en performance et en temps) par rapport à la simple approche indicielle. C’est très révélateur de la nature humaine et de ce satané biais de sur confiance qui fait que l’on s’imagine toujours être meilleur que les autres …

Nasdaq
Nasdaq
il y a 10 mois
Répondre à  Fred

La taille du portefeuille compte aussi. Stop gambling (trading) when you’re winning (avoir un portefeuille d’actions de plus d’un million d’euros par exemple).

Fred
Fred
il y a 10 mois
Répondre à  Nasdaq

J’oubliais une chose (vu que je ne peux plus modifier mon commentaire ci dessus) : vous aurez toujours des personnes qui sur quelques années feront mieux que le marché, et qui crieront bien fort qu’elles ont fait mieux que les indices et que c’est possible.

Le problème est le même qu’avec la loterie : vous aurez toujours des gagnants qui ont joué le bon numéro. Est ce qu’ils ont été capables de « prévoir » les bons numéros ou bien ont-ils eu simplement de la chance ? C’est la même chose en stock picking : compétences particulières ou simple chance ? Impossible à savoir .. Et surtout impossible à reproduire (de la même façon qu’un gagnant de loterie ne pourra pas vous dire comment il faut faire pour gagner à nouveau, si ce n’est de rejouer avec malheureusement une espérance mathématique très faible).

Et pour conclure, si faire du stock picking et battre les indices sur quelques années peut être possible, le faire sur votre vie d’investisseur qui va comprendre 30 à 40 ans de capitalisation suivis de 20 à 30 ans de consommation est d’un point de vue probabilité hautement improbable, et quand bien même vous y arriveriez, le temps passé et les efforts rendent la chose non « rentable » …

David
David
il y a 10 mois
Répondre à  Fred

Très bien écrit Fred, effectivement c’est très difficile de battre le marché sur la durée, très peu y arrivent.

Pour le stock picking je pense qu’il est bien plus rentable en cas d’évènements majeurs ou la bourse connaît de fortes variations et ou certains titres sont beaucoup plus prometteurs que d’autres, les fortunes se construisent souvent lors d’évènements qui font fluctuer les cours assez fortement, la stagnation d’indices et le pire pour tout investisseurs.